La mairesse de Montréal a rappelé mercredi que la COVID-19 ne s’attaque pas à une communauté en particulier et que ce faisant, il ne faut pas « tomber dans le piège facile de cibler » certaines populations à cause des pays d’où a émergé le virus.

Kathleen Lévesque Kathleen Lévesque
La Presse

Pour marquer son point, la mairesse Valérie Plante se rendra jeudi dans le Quartier chinois afin de discuter avec les propriétaires qui ont vu chuter la fréquentation de leurs commerces avec l’épidémie du coronavirus qui provient de la Chine. « La communauté chinoise, entre autres, souffre beaucoup de certains préjugés qui eux, voyagent vraiment vite, vraiment plus rapidement que le virus », a indiqué mercredi matin Mme Plante lors de la portion publique de la séance du comité exécutif montréalais.

Le quartier de la Petite-Italie est également touché, a mentionné la mairesse. Si la vigilance des Montréalais est nécessaire, elle a rappelé qu’il faut éviter de « faire des amalgames douteux ».

Le virus n’aime pas une communauté en particulier.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

Depuis mardi, la Ville de Montréal a enclenché le mode alerte relativement à la COVID-19. Il n’y a toutefois aucune raison de paniquer, a soutenu Valérie Plante. « C’est une façon de s’assurer que tout est en place pour coordonner les services si jamais le virus devait se propager et que la situation change rapidement. »

Bien qu’une des personnes présentement infectées au Québec a circulé dans le métro de Montréal (24 février et 6 mars), il n’y a aucune raison de délaisser le transport en commun, a affirmé Mme Plante. Cette dernière a rappelé que des mesures d’hygiène supplémentaires sont prises pour laver les autobus et les wagons de métro.