Une fois par mois, nos photographes racontent l’histoire derrière une image marquante.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Cette photographie de longue exposition capte à la fois le dynamisme explosif de Lionel Messi sur le terrain et la passion débordante des fans venus assister à ce moment inoubliable. Sa silhouette, flouée par le mouvement, évoque la puissance et la grâce de son jeu, tandis que la multitude de couleurs témoigne de l’adoration et de l’inspiration qu’il suscite. — Olivier Jean, La Presse

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Quand j’ai reçu la demande de prendre des « images de gens qui fument du crack », je me doutais que ça serait compliqué… Après avoir croisé quelques personnes intoxiquées, je suis arrivé à l’endroit indiqué dans l’affectation. J’ai réalisé que j’étais isolé et j’étais sur mes gardes. Je pensais faire quelques images anonymes du lieu réputé pour être fréquenté par des usagers de drogues dures et partir. À peine quelques secondes après avoir porté l’appareil à mes yeux, j’ai été apostrophé par un « guetteur ». Il m’a confronté agressivement, m’a demandé ma caméra et a cherché à voir les images. J’ai eu de la difficulté à maîtriser la situation, étant seul, et la conversation devenait de plus en plus tendue. Heureusement, j’ai réussi à calmer mon interlocuteur avant que la rencontre tourne à l’affrontement. J’ai eu chaud, très chaud, cet après-midi-là au centre-ville. — Marco Campanozzi, La Presse

PHOTO DOMINICK GRAVEL, LA PRESSE

Ça sentait encore le lilas sur le campus de l’Université McGill quand je suis passé pour faire des photos. Les tentes avaient été érigées en un après-midi à la vitesse des bourgeons après les premiers jours de beau temps, comme si les mouvements étudiants attendaient le printemps pour prendre leur envol. Étant donné les barricades dressées autour du campement pour éloigner les regards des curieux, je suis monté sur un rempart pour avoir une vue d’ensemble sur leur petit village piqué en bouquet sur la terre de leur alma mater. Maintenant, mai est derrière nous, ça ne sent plus le lilas rue Sherbrooke, mais on entend encore crier pour une Palestine libre. — Dominick Gravel, La Presse

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Une tornade a frappé le petit village de Très-Saint-Rédempteur lundi dernier dans un secteur rural de la Montérégie, près de la frontière ontarienne. Heureusement, on ne déplore aucun blessé, mais des dommages importants à quelques bâtiments. Ce n’était pas la première fois que je couvrais une catastrophe naturelle de ce genre, et chaque fois, les images sont impressionnantes. La douleur que ressentent les victimes est palpable. Pour faire notre travail et documenter l’évènement, nous devons user de délicatesse afin de nous approcher des gens qui sont à fleur de peau. — Patrick Sanfaçon, La Presse