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Phil Lord et Chris Miller: déjouer les faibles attentes

Les réalisateurs Phil Lord et Chris Miller discutent... (Photo fournie par Columbia/Sony)

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Les réalisateurs Phil Lord et Chris Miller discutent d'une scène avec les acteurs Channing Tatum et Jonah Hill.

Photo fournie par Columbia/Sony

Sonia Sarfati
La Presse

(NEW YORK) Copains depuis les bancs d'école, Phil Lord et Chris Miller sont en train de devenir un tandem incontournable pour les films d'animation - on pense à The LEGO Movie et à Cloudy With a Chance of Meatballs - et pour les comédies pas bêtes comme 21 Jump Street dont, deux ans et 200 millions de dollars au box-office plus tard, nous arrive la suite.

«En fait, ce qui nous caractérise, c'est qu'on essaie de faire des choses plus intelligentes que ce à quoi vous vous attendez. Dépasser les faibles attentes est un peu devenu notre marque de commerce», pouffait Chris Miller lors de rencontres de presse tenues à New York.

En effet, avec combien de scepticisme étaient attendus leur film d'animation inspiré des briquettes danoises ou encore leur adaptation pour le grand écran d'une série télévisée qui n'a pas fait date. Eh bien, The LEGO Movie a été un énorme succès critique et populaire qui a rapporté 462 millions au box-office. Et 21 Jump Street a été tellement bien reçu qu'il a vite été écrit dans le ciel que Schmidt et Jenko (Jonah Hill et Channing Tatum) reprendraient un jour du service.

Une perche était d'ailleurs tendue dans cette direction en finale du long métrage, alors que le terrible capitaine Dickson (Ice Cube), qui les avait expédiés à l'école secondaire pour y jouer les taupes, menaçait de les envoyer en mission d'infiltration à l'université.

C'est ce qui se passe dans 22 Jump Street, alors qu'une nouvelle drogue fait des dégâts sur un campus.

Or, qui dit suite dit comparaisons. Souvent, pas à l'avantage du numéro deux. «Dès l'écriture du scénario, Jonah et Michael Bacall ont décidé de jouer avec ça», indique Phil Lord. L'enquête des deux policiers mal assortis semble ainsi suivre les traces de la précédente, comme si l'histoire se répétait pas à pas. Mais se répète-t-elle vraiment?

Chose sûre, ce qui ne se répète pas, c'est la relation entre Schmidt et Jenko. Elle évolue. Cahote et trébuche allègrement alors que le premier, toujours aussi névrosé et collant, se sent délaissé dans leur nouvel environnement, et que le second, qui doute toujours autant de ses facultés intellectuelles, prend son envol en se joignant à l'équipe de football.

Chacun ses forces

Bref, on a tout fait pour ne pas s'empêtrer dans les écueils sur lesquels trébuchent bien des suites. Lesquelles ont toutefois, aussi, leurs bons côtés. Dans le cas présent? «Tout le monde était plus à l'aise, Jonah et Channing savaient que la chimie entre eux fonctionnait, et ce dernier était plus sûr de lui: il savait qu'il pouvait faire de la comédie», indique Chris Miller.

Et chacun, à partir de là, de miser sur ses forces. Channing Tatum a plongé tête première dans les cascades. «Il nous disait: «Pourquoi attendre un cascadeur pour sauter d'un toit à l'autre? Regardez, je suis capable!» Et là, il prenait son élan et le faisait», raconte Chris Miller. Quant à Jonah Hill, comme il le dit lui-même, sa mission était de «trouver la manière la plus maladroite de faire les choses, tout en restant naturel». Se compliquer la vie, quoi.

Un peu comme l'ont fait, involontairement, les deux réalisateurs: le succès de 21 Jump Street aidant, le feu vert à sa suite a été donné très rapidement et ils ont commencé à tourner alors qu'ils étaient à travailler sur The LEGO Movie.

Résultat: «On finissait une journée de 14 heures sur Jump Street pour se mettre à notre ordinateur, étudier les dailies de LEGO et envoyer des notes à nos équipes qui y travaillaient en Australie. Avec le décalage horaire, nous étions au boulot 24 heures par jour. Heureusement que nous étions deux», se souvient Phil Lord. «Mais on ne recommande pas ça», ajoute Chris Miller en riant.

N'empêche. La fatigue extrême peut parfois mener au délire et. dans le cas de ces deux hommes, le délire est créatif. À preuve: les dernières minutes du film, réalisées à la toute fin, qui accompagnent, soutiennent, détournent, distinguent le générique.

Chaque «proposition» faite là ajoute à la drôlerie de celle qui précède. C'est hilarant. Et cela reflète bien le parcours du tandem: «Nous venons de l'animation, où tout est permis. Et nous apprivoisons la spontanéité du live action», avance Chris Miller. Le mélange des deux est étonnant.

Les frais de voyage ont été payés par Sony Pictures.




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