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Les nombreux lendemains de Bill Paxton

Tom Cruise et Bill Paxton dans Un jour... (Photo: fournie par Warner Bros.)

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Tom Cruise et Bill Paxton dans Un jour sans lendemain, de Doug Liman.

Photo: fournie par Warner Bros.

Sonia Sarfati
La Presse

On vient de le voir dans les séries Agents of S.H.I.E.L.D. et Hatfields & McCoys. Au grand écran, il est coup sur coup apparu dans 2 Guns, Million Dollar Arm et, dès aujourd'hui, il hurlera des ordres à Tom Cruise dans Edge of Tomorrow de Doug Liman.

À 59 ans, Bill Paxton est partout, variant les genres et les plaisirs, au petit comme au grand écran. Son secret: «Rester pertinent», dit en riant, au bout du fil, l'acteur qui, pendant cinq saisons télévisées, a été connu comme «le polygame de Big Love» et qui, depuis beaucoup plus longtemps, est le grand ami de James Cameron. On l'a d'ailleurs vu dans Terminator, Aliens, Titanic, True Lies.

Et dans les suites d'Avatar? Nouveaux rires. «Son amitié est plus importante pour moi que sa valeur comme employeur potentiel. Je ne le talonne jamais, il a mes numéros de téléphone, il sait comment me joindre... et quand il appelle, je suis toujours prêt à reprendre du service pour lui.» L'expression quasi militaire lui monte spontanément aux lèvres, lui qui vient de passer quelque temps dans la peau du maître-sergent Farell d'Edge of Tomorrow de Doug Liman (The Bourne Identity, Mr. & Mrs. Smith).

Adapté du roman All You Need is Kill de Hiroshi Sakurazaka, ce drame de science-fiction met en scène Tom Cruise dans la peau d'un responsable des relations publiques pour ces forces alliées qui, dans un futur pas très éloigné, affrontent les Mimics, des extraterrestres occupant maintenant une partie de la Terre, dont l'Europe.

Malgré son grade de major, William Cage (Tom Cruise) n'a jamais combattu. Et soudain, il se retrouve sur le front. Où il est presque immédiatement tué. Pour ressusciter et revivre les mêmes premiers moments au combat, les mêmes échanges meurtriers. Mourir encore et encore. Ressusciter encore et encore. Sauf que, de fois en fois, il apprend de ses erreurs. Et, grâce aux inputs d'une sacrée dure à cuire, le sergent Rita Vrataski (Emily Blunt), il pourrait bien être celui qui permettra la victoire des humains sur l'oppresseur venu de l'espace.

Une boucle temporelle, donc. Dans la fiction comme dans la réalité. «Je compare souvent ce tournage au Boléro de Ravel, vous savez, cette musique qui revient et revient, toujours la même mais, chaque fois, légèrement différente, plus rapide», décrit Bill Paxton, dont le personnage rencontre le major Cage à plusieurs reprises... mais pour la première fois.

20 fois sur le métier...

«La scène est la même, mes répliques sont les mêmes, mais Tom est de plus en plus capable d'anticiper mes répliques, ce qui cause de la perplexité chez Farell. Sa réaction change donc de fois en fois, mais pas ses mots, ce qui était très amusant à jouer», ajoute l'acteur qui, répétition oblige, n'oubliera jamais certaines de ses répliques: «Quand Cage me demande si je suis américain et que je réponds: «Non, sir! Je suis du Kentucky.» [rires] Je savais que c'était le genre de réplique qui aurait du succès auprès des spectateurs.» Elle en a.

Reste que, malgré le contexte science-fiction, Bill Paxton a créé «son» maître-sergent Farell comme un véritable militaire. Plus encore, comme un militaire de carrière. On n'atteint pas ce grade-là en regardant passer la parade. «Le rôle de ces types-là, c'est de s'assurer que leurs soldats soient prêts au combat, qu'ils obéissent aux ordres au quart de tour, sans réfléchir. Mais Farell a aussi un «plus». Pour lui, le terrain de combat offre une chance de rédemption à tous, peu importe le passé des uns, la lâcheté des autres.»

Bill Paxton s'est préparé en ce sens. Et s'est aussi laissé porter par les directives de Doug Liman, «qui voulait un personnage «tranché» et coloré», un militaire qui a, à l'horizon, une certitude: l'opération à laquelle ses troupes vont participer est celle qui chassera les Mimics.

Lesquels pourraient être une déclinaison des nazis qui avaient mis l'Europe sous leurs bottes. Ainsi, comme le souligne l'acteur, ce n'est pas une coïncidence si la journée que le major Cage vit et revit se déroule sur les plages normandes - comme un certain débarquement des troupes alliées, le 6 juin 1944. «Ce qui en est une, par contre, c'est que le film sorte un 6 juin.»

Signe prémonitoire d'une victoire au box-office? Après Oblivion et Jack Reacher, Tom Cruise aurait bien besoin d'un succès à son palmarès. Et si Edge of Tomorrow a démarré lentement à l'international, où il est sorti la semaine dernière, en territoire nord-américain, ce 6 juin pourrait bien s'avérer stratégique: du côté des films du même genre, Godzilla et X-Men: Days of the Future Past auront fait leur temps; et Transformers: Age of Extinction ne sortira qu'à la fin du mois.

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Edge of Tomorrow (Un jour sans lendemain) prend l'affiche aujourd'hui.




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