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Joan Fontaine, égérie d'Hitchcock, est décédée à 96 ans

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Joan Fontaine

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Agence France-Presse
LOS ANGELES

L'actrice oscarisée Joan Fontaine, figure de l'âge d'or d'Hollywood avec des rôles dans plusieurs classiques d'Alfred Hitchcock, est morte dimanche à l'âge de 96 ans, ont annoncé des médias américains.

Le journal Hollywood Reporter a cité l'assistante de Mme Fontaine, Susan Pfeiffer, selon qui l'actrice est décédée de mort naturelle dans sa maison de Carmel, dans le nord de la Californie.

Née au Japon de parents britanniques, Joan Fontaine arriva en Californie en 1919, où, tout comme sa soeur, la célèbre Olivia de Havilland, elle mènera une carrière cinématographique couronnée de succès.

Joan et Olivia représentent le seul cas de deux soeurs ayant toutes deux remporté l'Oscar de la meilleure actrice.

Pour autant, leur relation était conflictuelle, empreinte d'une amère rivalité, comme l'a raconté Joan Fontaine dans son autobiographie No Bed of Roses.

Joan Fontaine débute sa carrière d'actrice à la fin de son adolescence, avec principalement des rôles mineurs au théâtre puis, dans les années 1930, dans des films de série B.

C'est le légendaire réalisateur britannique Alfred Hitchcock qui la propulse sur le devant de la scène dix ans plus tard.

Fasciné par son regard expressif, le maître du suspense lui donne en 1940 le premier rôle dans son premier film américain, Rebecca, une adaptation du roman de Daphne du Maurier.

Son interprétation d'une jeune femme tourmentée par le souvenir étouffant de la première épouse de son mari, dans un sombre manoir au bord de l'océan, lui vaut une nomination pour l'Oscar de la meilleure actrice.

Elle remporte la statuette dorée deux ans plus tard pour son rôle dans Suspicion, où Cary Grant lui donne la réplique, devenant ainsi la première et seule actrice à avoir jamais obtenue cette récompense pour un film d'Alfred Hitchcock.

Si Olivia avait atteint la première la célébrité à Hollywood, Joan la coiffe au poteau dans la course à l'Oscar cette année-là, les deux soeurs se retrouvant en compétition pour la récompense suprême, Olivia étant nominée pour son rôle dans Hold Back the Dawn, de Mitchell Leisen.

Lors de la cérémonie qui consacre Joan Fontaine, la rivalité entre les deux soeurs est palpable.

«Je suis restée figée. J'ai regardé fixement à l'autre bout de la table, où était assise Olivia. 'Monte là-haut!', chuchota-t-elle autoritairement», raconta-t-elle.

«Toute l'animosité que nous avions ressentie l'une envers l'autre quand nous étions enfants... Tout est revenu dans des images kaléidoscopiques... J'ai cru qu'Olivia allait sauter par dessus la table et m'attraper par les cheveux».

Olivia ne remporta son premier Oscar qu'en 1946, pour son interprétation d'une mère cherchant à retrouver son fils, un pilote de la Première Guerre mondiale dans To Each His Own, où elle joue à nouveau sous la direction de Leisen.

Joan Fontaine révéla plus tard que sa soeur avait rejeté sa tentative de la féliciter.

«Elle m'a jeté un regard, a ignoré ma main, agrippé son Oscar et est partie», expliqua-t-elle.

Les soeurs étaient également rivales en amour. Le milliardaire excentrique Howard Hughes, qui fréquenta un temps Olivia de Havilland, demanda à Joan Fontaine de l'épouser à plusieurs reprises.

«Je me suis mariée avant Olivia, j'ai remporté l'Oscar avant elle, et, si je meurs la première, elle sera sans aucun doute furieuse que je l'aie battue!», lança un jour Joan Fontaine.

Sa carrière cinématographique ralentissant dans les années 1950, elle se tourne alors vers la télévision et les dîners-spectacles, et fait plusieurs apparitions dans des spectacles de Broadway, notamment The Lion in the Winter.

Loin d'être une femme ordinaire, Joan Fontaine était aussi pilote d'avion, championne de montgolfière, golfeuse accomplie, possédait un diplôme d'architecture intérieure, et cuisinait à merveille.

Mariée à quatre reprises, elle divorça de son dernier mari, Alfred Wright, en 1969 et déclara un jour que «le mariage, en tant qu'institution, est aussi mort que l'oiseau dodo».

Elle a une fille Deborah. En 1952, elle adopta une petite fille péruvienne, Martita, qui s'enfuit de la maison onze ans plus tard.




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