Francis Higgins LE SOLEIL

Rose McGowan a mis ses patrons dans l'embarras par ses propos incendiaires. Les producteurs du film Fifty Dead Men Walking, le récit d'un policier qui infiltre une cellule terroriste irlandaise, ont été forcés de s'excuser cette semaine au nom de la vedette de 35 ans.

Cette dernière avait déclaré pendant le Festival international du film de Toronto, le 11 septembre, qu'elle aurait joint les rangs de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), un groupe terroriste dont les attentats à la bombe ont tué plusieurs personnes, si elle était née en Irlande du Nord.

L'ancienne petite amie du chanteur rock alternatif Marilyn Manson a déclaré : «J'imagine que si j'avais grandi à Belfast, j'aurais été à 100 % dans l'IRA. Mon coeur s'est brisé pour cette cause. La violence ne doit pas être quotidienne et n'est la réponse d'aucun problème, mais je la comprends.»

Les associations des familles des victimes et l'auteur Martin McGartland, dont l'autobiographie a inspiré le scénario du film, étaient outrés.

«Ces commentaires sont une insulte aux victimes du terrorisme de l'IRA et elle devrait s'excuser», a dit McGartland. Ce que les producteurs ont fait à sa place. Le réalisateur Kari Skogland a soutenu que «l'objectif était de présenter un point de vue uniforme et sans jugement pour que le public soit empathique, peu importe la politique.

L'opinion de Rose ne correspond pas à l'idée du film», qui met en vedette Jim Sturgess (Across the Universe) et Ben Kingsley (Gandhi).