Publié le 13 avr. 2012
André Duchesne LA PRESSE

Après avoir joué durant cinq ans dans la télésérie Virginie et dix ans à défendre le rôle de Julie Boivin, fille de Lulu dans Lance et compte, la jeune comédienne Laurence Hamelin a pu vivre une première expérience au grand écran en décrochant un rôle important dans le long métrage The Moth Diaries de Mary Harron.

Des différences avec la télévision? Oui et non, dit-elle. À la base, on fait le même travail. On devient un personnage, on grappille des éléments autour de soi pour le composer et on plonge. Mais ailleurs, le cinéma permet davantage d’espace pour trouver le ton juste.
«On a plus de liberté et de temps pour travailler la scène, dit-elle. On peut essayer toutes sortes de choses dans le jeu.»

Coproduction Canada-Irlande, le film, tourné à l’automne 2010 à l’abbaye d’Oka, a été présenté l’automne dernier aux festivals de Venise et Toronto. Sa sortie en salle aura été brève à Montréal; une petite semaine. N’empêche! Laurence Hamelin, seule comédienne québécoise sur le plateau, a trouvé l’expérience enrichissante.

Lorsqu’on lui demande de décrire en un mot la vie sur le plateau, elle répond «synergie». «Le film raconte l’histoire d’un groupe de filles dans un collège huppé, dit-elle. Nous étions plusieurs comédiennes du même âge et venant d’horizons semblables. Nous avons rapidement tissé des liens et gardons le contact, même si nous sommes loin les unes des autres. Une travaille aux États-Unis, deux autres dans l’Ouest canadien, un autre en Irlande, etc.»

En deux mots, le film raconte les retrouvailles de la rentrée d’un groupe d’amies dans un collège. L’arrivée d’une nouvelle venue bouleverse l’équilibre du groupe. Laurence Hamelin interprète Sofia, une des bonnes amies du personnage principal, Rebecca, interprétée par Sarah Bolger.

Le film était tourné en anglais, langue que maîtrise parfaitement et sans accent la jeune comédienne. «Je pense que ça me vient du fait d’avoir écouté trop d’émissions en anglais à l’adolescence», pouffe la comédienne selon qui le film est un «coming of age» couplé à un drame psychologique.

Lance et compte

Interprète d’Amélie Neveu dans Virginie et d’Anaïs dans la dernière année de Ramdam, Laurence Hamelin est également de retour dans son personnage de Julie Boivin dans Lance et compte – la déchirure, série qui devrait être diffusée cet automne à TVA.

«Je suis arrivée dans la série avec la nouvelle génération. Mon jumeau Julien (Julien Bernier-Pelletier) et moi sommes les enfants terribles de Lulu (rires). C’est très drôle et très agréable à jouer en compagnie de Denis Bouchard (Lucien Boivin)», dit-elle.

Cet automne, Julie en fera voir de toutes les couleurs à Lucien. «Je vais tomber amoureuse d’un musicien, ce qui va beaucoup agacer mon père qui est très protecteur. Mais Lucien va finir par apprendre à connaître mon amoureux», dévoile Laurence.

La jeune comédienne de 23 ans n’a jamais cessé ses études tout en incarnant des rôles à l’écran. Actuellement inscrite en études linguistiques à l’Université de Montréal, elle dit caresser des projets de scénarisation. «C’est une découverte récente. Je crois avoir une bonne plume et j’ai la motivation à écrire des scénarios.»

Plusieurs jeunes comédiens prennent la même tangente. Tout en essayant de décrocher des rôles, ils se lancent dans des projets d’écriture, de production, voire de réalisation. Dans un monde fait d’incertitudes comme celui de la culture, ils ont le désir de mettre plusieurs cordes à leur arc.