Source ID:; App Source:

Black and White pose la question du racisme aux États-Unis

La distribution du film Black and White... (Photo Hannah Yoon, PC)

Agrandir

La distribution du film Black and White

Photo Hannah Yoon, PC

Michel COMTE
Agence France-Presse
TORONTO

Les acteurs oscarisés Kevin Costner et Octavia Spencer s'affrontent dans Black and White, film qui aborde la délicate question du racisme aux États-Unis par le prisme de deux familles qui se battent pour la garde d'une petite fille métisse.

Le scénario du film présenté au Festival international de Toronto est largement inspiré de la vie du réalisateur et scénariste du film Mike Binder (The Upside of Anger, Reign Over Me).

Lui et sa femme ont élevé le petit garçon métis de sa belle-soeur décédée et dont le vrai père ne voulait pas dans sa vie. En revanche, son autre grand-mère a beaucoup compté pour lui.

«Nous habitions à Santa Monica à cette époque» et son autre famille dans le quartier de South Central à Los Angeles. «C'était vraiment deux mondes différents», a-t-il expliqué dimanche à la presse.

«Et le seul qui ne faisait pas une affaire d'être blanc ou noir c'était lui. C'était un petit garçon qui aimait juste les gens de sa famille présents dans sa vie», a ajouté Mike Binder.

Dans le film, le jeune garçon est devenu une petite fille, qui vit seule avec son grand-père, un avocat blanc aisé (Kevin Costner) dont la femme vient de décéder accidentellement. Son autre grand-mère (Octavia Spencer, The Help), à la tête d'une véritable tribu dans un quartier pauvre, décide alors de réclamer la garde de l'enfant.

De même que son véritable père, un junkie multirécidiviste pour des motivations plus financières.

«Que la question raciale est complexe!», s'est exclamée Octavia Spencer devant les journalistes. «Les gens pensent que le film parle d'être noir ou blanc. Mais je pense que c'est surtout un film sur cette zone grise du milieu. C'est sur l'amour, la famille, la douleur, le chagrin».

Trayvon Martin et Ferguson

Le long métrage, qui n'évite pas certains clichés, dépeint des humains qui ont du mal à gérer leurs vies, quelle que soit leur couleur de peau. Le grand-père blanc est alcoolique, le père naturel de l'enfant, drogué et multirécidiviste. Quant à l'avocat noir, il veut ramener la question de la garde de l'enfant à une pure question raciale.

Pour Kevin Costner, «nous devons tous élever notre niveau de jeu, avoir de l'empathie et toutes ces choses qui ont à voir avec le fait d'être un être humain».

Le film a été tourné à la mi-2012 alors que se tenait le procès de George Zimmerman, ce Blanc qui a tué Trayvon Martin, un jeune Noir, expliquant avoir agi en état de légitime défense. Il avait été acquitté.

L'affaire avait déclenché une controverse nationale sur la justice et le racisme, faisant réagir jusqu'au président Barack Obama, car les autorités locales de Floride avaient dans un premier temps décidé de ne pas interpeller George Zimmerman.

«Black and white» est projeté à Toronto alors que la justice américaine vient d'ouvrir une enquête fédérale sur les pratiques de la police de Ferguson, dans le centre des États-Unis, où un jeune Noir a été abattu le 9 août par un policier blanc provoquant des manifestations et émeutes pendant une dizaine de jours.




Les plus populaires : Cinéma

Tous les plus populaires de la section Cinéma
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer