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Cannes: le glamour mais aussi les dollars

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Selon StudioCanal, un des principaux acteurs du secteur, c'est à Cannes que se réalisent 50 % des ventes internationales.

PHOTO CHRISTIAN HARTMANN, ARCHIVES REUTERS

Dominique AGEORGES
Agence France-Presse

Cannes, ce sont des films projetés dans le Palais des festivals avec son tapis rouge foulé par les vedettes, mais c'est aussi le plus grand marché mondial du 7e art rassemblant producteurs, distributeurs et même quelques banquiers.

Pour StudioCanal, un des principaux acteurs du secteur, c'est là que se réalisent 50 % des ventes internationales. Au menu cette année des films britanniques ou français, des fictions ou de l'animation.

Majors ou petits labels viennent montrer aux acheteurs du monde entier des longs métrages dévoilés à Cannes et bien d'autres encore, qu'ils soient à l'étape du scénario, du tournage, en montage, en post-production ou achevés.

Le producteur Alain Goldman (La môme, Paulette, Avis de mistral), viendra dévoiler 10 min de La french, film très attendu avec Jean Dujardin et Gilles Lelouche, qui sortira début décembre en France.

«C'est là où on montre nos nouveaux projets, et là aussi où on montre des films que des personnes ont achetés précédemment qu'ils soient en sélection ou pas», raconte à l'AFP Brahim Chioua, un des patrons de Wild Bunch, producteur et distributeur par exemple du dernier Godard, de Welcome to New York d'Abel Ferrara, inspiré par l'affaire DSK, et de la Palme 2013 La vie d'Adèle.

Le marché du film, ce sera cette année «plus de 12 000 participants», soit une nouvelle année de progression, se réjouit auprès de l'AFP son patron, Jérôme Paillard.

L'an dernier quelque 5400 films y avaient été présentés pendant une dizaine de jours!

«La présence à Cannes est peut-être de plus en plus importante dans les périodes où les gens doivent aller chercher plus loin et de manière encore plus diverse leurs financements, leurs distributeurs, etc.», dit-il en évoquant «une internationalisation de plus en plus forte de la production des films».

De fait, les coproductions internationales sont légion, impliquant souvent la France, dont le système de financement du cinéma, est imité à l'étranger.

Cannes est aussi une terre de prospection pour de nombreux métiers du cinéma y compris les banquiers et autres établissements de crédits comme Cofiloisirs, entièrement spécialisé dans le cinéma.

La vidéo s'effondre, la VOD peine à démarrer

Adossé à ses deux grands actionnaires, la BNP et Neuflize-OBC, cet établissement fournit des avances de trésorerie aux producteurs pour monter leur projet, que ce soit au stade du scénario ou en amont du tournage, avant que les vrais financeurs (chaînes de télévision, distributeurs, etc.) interviennent, en général à la livraison. Ils soutiennent ainsi quelque 90 films par an, 12 à Cannes rien qu'en sélection officielle.

Pendant le festival, ils organiseront une table ronde avec des producteurs européens pour étendre encore leur activité à l'étranger et compenser un marché français marqué par une baisse des tournages.

Si la crise affecte toujours certains cinémas européens comme l'Espagne ou l'Italie, l'évolution de son modèle touche toute la filière.

Déjà, le numérique permet aujourd'hui «de faire un film à petit budget sans que cela ait l'air d'être du Super 8», relève M. Paillard.

Ensuite «la vidéo s'effondre, la VoD ne démarre pas aussi vite qu'on l'espérait, la télévision achète beaucoup moins cher les films et l'accès dans les salles est devenu difficile dans de nombreux pays pour le cinéma indépendant», relève Jérôme Paillard.

Crowdfunding, financements alternatifs ou privés, cinéma à la demande, projets transmédia, etc. Le marché du film va inaugurer un nouveau pavillon «Next» pour réfléchir aux modèles de demain en matière de production, distribution ou exploitation.

En France, Alain Goldman vient de lancer avec une grande société de gestion OTC Asset management un fonds permettant à des particuliers d'investir dans le cinéma, avec avantage fiscal à la clé. «Une première», selon lui.

Dans plusieurs pays européens existe le cinéma à la demande: via des sites web spécialisés (www.ilikecinema.com en France, www.mypicturehouse, en Grande-Bretagne, etc.), les spectateurs peuvent voter en faveur du film qu'ils ont envie de voir dans une vraie salle parmi un large catalogue.




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