Le procès de l'homme de 43 ans qui avait tiré à blanc vendredi, près du plateau du Grand journal de Canal+ diffusé en direct de la Croisette à Cannes, a été renvoyé au 24 juin par le tribunal correctionnel de Grasse qui a décidé de le maintenir en détention.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Convoqué en comparution immédiate mardi, l'homme brun aux cheveux ras et barbichette, a indiqué à la barre avoir eu «un message à faire passer».

Le «message» de cet homme qui a dit vivre du RSA et de petits boulots, «reclus dans (sa) montagne» à Gréolières, dans l'arrière-pays cannois, est cependant resté nébuleux: «Mon acte n'est pas justifiable, pas compréhensible. (...) Je suis bombardé d'informations, entre totalitarisme et oligarchie (...). Je voulais faire le tri», a-t-il avancé.

«Ce n'était pas pour faire du mal», a-t-il ajouté.

Vendredi soir, alors que se déroulait l'émission de Canal+, cet homme au casier judiciaire vierge mais connu des services de police, avait sorti un pistolet Smith et Wesson chargé de balles à blanc, acheté 300 euros dans une armurerie, et avait tiré deux coups en l'air, a rappelé le président Marc Joando.

L'homme avait ensuite dégoupillé une fausse grenade achetée sur internet, provoquant la panique dans le public du Grand journal, avant d'être arrêté par les forces de l'ordre chargées sécuriser le plateau.

Une expertise psychiatrique effectuée pendant sa garde à vue a montré que l'homme était «responsable de ses actes», mais qu'il présentait une»personnalité borderline», selon les termes de la procureure Gwenaëlle Ledoigt, qui a demandé son placement en détention dans l'attente du renvoi.