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Sophie Desmarais: de Sainte-Thérèse à Cannes

Sophie Desmarais se sent choyée d'accompagner non pas... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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Sophie Desmarais se sent choyée d'accompagner non pas un, mais deux films au Festival de Cannes, Un fantasme d'actrice et de cinéphile.

Photo Martin Chamberland, La Presse

Six ans à peine après être «sortie de l'école», Sophie Desmarais s'envole aujourd'hui vers la Côte d'Azur afin d'accompagner les deux films québécois sélectionnés au Festival de Cannes. Elle se pince encore.

Quand elle était enfant, Sophie Desmarais était happée par les films qu'elle voyait. Elle pouvait les regarder 25, 30 fois. Elle en apprenait par coeur toutes les répliques. Elle était fascinée par les acteurs qui s'agitaient dans son écran. Inquiète, surtout. Au point d'en être terrorisée.

«J'étais convaincue que la personnalité du personnage devait forcément déteindre sur l'acteur. J'étais complètement subjuguée par ce qu'ils faisaient, mais, en même temps, jamais je ne me serais vue exercer ce métier. Je pensais que ça devait être extrêmement douloureux à vivre. En même temps, j'avais le sentiment que ces gens-là vivaient une vie tellement plus excitante que la mienne. J'aurais tué pour être la cinquième soeur des Quatre filles du docteur March

Un vrai déclic

Le vrai déclic s'est fait quelques années plus tard. Pendant qu'elle poursuivait ses études secondaires dans un collège exclusivement féminin, Sophie Desmarais a joué dans quelques pièces montées dans ce cadre scolaire. Elle a notamment fait «le gars» dans le Dom Juan de Molière.

«Ç'a été la plus belle expérience de toutes mes études secondaires, fait-elle remarquer. J'étais très timide de nature et là, je découvrais un mode d'expression à travers lequel tout pouvait exister. J'y ai découvert un rapport à la scène, au texte. Je sentais l'appel des mots. J'ai voulu aller au bout de ce sentiment. Je suis allée passer une audition au collège Lionel-Groulx, en vue de m'inscrire à l'option théâtre. Ce passage fut grisant et douloureux à la fois. En quatre ans, j'ai eu l'impression de vieillir de 15 ans!»

Deux mois après être sortie de l'école, à 20 ans, la jeune actrice a décroché un rôle important au cinéma. Dans Le grand départ, premier long métrage de Claude Meunier à titre de réalisateur, elle a incarné Myriam, fille du couple joué par Guylaine Tremblay et Marc Messier.

«Dix-sept jours de tournage pendant lesquels j'ai eu l'occasion d'apprendre sur le tas, en compagnie de comédiens chevronnés, précise-t-elle. Comme l'école forme les comédiens pour le théâtre, et non pour le cinéma, j'ai été aux prises avec les exigences techniques du métier. Ce fut très formateur!»

Cinéphile de nature

Les auteurs-cinéastes lui font vite de l'oeil. De petits rôles ici et là. À la télé. Au cinéma. Elle monte sur les planches aussi. Sa performance dans Beaucoup de bruit pour rien, Shakespeare monté par René Richard Cyr, lui vaut un prix de la relève. Les cinéphiles découvriront la jeune actrice grâce à Curling (Denis Côté) et à Décharge (Benoît Pilon).

«Je suis assez cinéphile de nature, confie Sophie Desmarais. Le cinéma d'auteur occupe une grande place dans mon imaginaire. En tant qu'actrice, j'aime avoir l'occasion de construire un personnage avec le ou la cinéaste. J'aime discuter de création.»

Pour la première fois de sa jeune carrière, l'actrice, âgée de 26 ans, aura l'occasion de se rendre au Festival de Cannes. Et deux fois plutôt qu'une. Sarah préfère la course, dont elle est la tête d'affiche, sera présenté en sélection officielle - section Un certain regard - le 21 mai. Comme il s'agit d'un premier long métrage, le film de Chloé Robichaud peut aussi prétendre au prestigieux prix de la Caméra d'or, dont le jury est présidé cette année par Agnès Varda.

Le démantèlement, nouveau film de Sébastien Pilote, sera de son côté lancé le 17 mai à la Semaine de la critique, section parallèle du festival. Dans ce film écrit et réalisé par celui qui nous a offert Le vendeur, Sophie Desmarais donne la réplique à Gabriel Arcand.

«Je suis super honorée d'être de ces deux aventures, dit-elle. Avant même de savoir que j'aurais un jour la possibilité d'y aller, le Festival de Cannes occupait déjà une place très importante à mes yeux. Tous les cinéastes que j'admire y sont passés. Simplement de savoir qu'Agnès Varda verra Sarah préfère la course m'émeut terriblement. Et puis, je risque de croiser Claire Denis! Et plein d'autres gens dont j'admire le travail. J'espère avoir le temps d'aller voir des films!»




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