Ken Sato, déjà tiraillé par sa carrière de baseballeur professionnel et ses responsabilités de protecteur du Japon en tant qu’Ultraman, doit s’occuper du bébé d’un kaiju qu’il a défait.

Ultraman et Iron Man partagent des traits communs. Leurs origines – japonaises, du premier, américaines, du second – remontent aux années 1960. Leurs apparences et pouvoirs sont similaires. Puis, à l’instar de Tony Stark, l’homme sous l’armure dans Ultraman Rising est arrogant et possède un ego démesuré.

Il s’appelle Ken Sato, star de baseball connue mondialement. Son talent l’a amené, avec sa mère, à Los Angeles pour jouer avec les Dodgers. Toutefois, il vient de rentrer au Japon à la demande de son père, désormais incapable de se transformer en Ultraman pour protéger le pays des kaijus, ces monstres des profondeurs qui émergent assez régulièrement.

Mais ce ne sont pas eux, les vrais méchants. Dans son mandat de protection du pays du Soleil levant, la Kaiju Defense Force (KDF) n’hésite pas à les abattre. En fait, son dirigeant souhaite les exterminer. Fasciné par les gigantesques créatures, le père de Ken lui a enseigné qu’elles jouent un rôle essentiel et qu’il ne doit que repousser leurs attaques.

La plus récente intervention de la KDF laisse derrière un bébé orphelin, que Ken a ramené dans ses quartiers généraux secrets. Cumulant déjà d’importantes responsabilités, le jeune homme refuse d’abord de s’en occuper, mais Mina, son assistante robot, lui rappelle qu’il ne peut faire autrement. Ce sera ardu et dégoûtant, les nuits seront courtes, ses performances sur le terrain écoperont, mais Ken deviendra un bon papa.

De manière assez divertissante, en particulier pour les plus jeunes, Ultraman Rising traduit bien l’énergie requise pour élever un enfant et la capacité des parents de la renouveler grâce au bonheur qu’il apporte. La relation père-fils est également explorée de belle façon, sans trop de clichés. Le tout est cependant très appuyé et s’étire excessivement. On aurait pu retrancher 30 minutes au film, surtout en considérant son public cible.

Il existe des animés visuellement beaucoup plus audacieux, mais Ultraman Rising demeure tout de même un plaisir pour les yeux. La musique de Scot Blackwell Stafford est aussi une réussite. Si ce film déclenche une passion pour l’univers Ultraman, sachez que des centaines d’autres œuvres vous attendent.

Ultraman Rising

Animation

Ultraman Rising

Shannon Tindle

Avec les voix de Christopher Sean, Gedde Watanabe, Tamlyn Tomita

1 h 57
Sur Netflix

6/10