Un photojournaliste part à la recherche d’un alpiniste japonais en revisitant les évènements marquants de sa vie et en suivant ses traces jusqu’au pied du mont Everest.

Publié le 3 déc. 2021
Marie Tison
Marie Tison La Presse

Lors d’une mission à Katmandou, le photojournaliste Fukamachi croit apercevoir un grand alpiniste japonais disparu depuis des années, Habu Jôji. Plus intrigant encore, ce dernier semble avoir en sa possession l’appareil photo que l’alpiniste légendaire George Mallory a emporté avec lui lors de sa tentative d’ascension du mont Everest, en 1924.

Cet appareil photo a une importance primordiale dans l’histoire de l’alpinisme : le film qu’il contient pourrait prouver si Mallory a effectivement atteint le sommet, près de 30 ans avant sir Edmund Hillary et Tensing Norgay.

Fukamachi entreprend donc une quête pour retrouver Habu Jôji et l’appareil photo.

Le sommet des dieux est une adaptation d’un manga de Jiro Taniguchi, lui-même adapté d’un roman de Baku Yumemakura. De toute évidence, cette histoire fascine.

Cette nouvelle version prend la forme d’un film d’animation aux décors ultra-réalistes, qu’il s’agisse de grandioses paysages de l’Himalaya ou de scènes de rue à Katmandou. Les personnages sont dessinés à plus grands traits, mais on accorde une attention particulière aux vêtements et à l’équipement d’alpinisme.

On rend bien l’atmosphère de la haute montagne : le froid, la glace, le vent, mais aussi la beauté qui émerge entre deux tempêtes.

Il n’est pas nécessaire d’être un mordu de l’alpinisme pour apprécier le film : on prend soin d’expliquer quelques notions, de souligner l’importance de tel ou tel enjeu. De toute façon, l’essentiel, c’est la quête de Fukamachi et le portrait du personnage d’Habu Jôji, qui se dessine peu à peu au fil de l’enquête. L’intrigue ne perd jamais de son intérêt.

Le manga Le sommet des dieux a connu un immense succès en France, ce qui explique pourquoi cette version animée est une réalisation franco-luxembourgeoise, conçue en français.

Dans la « vraie vie », on a découvert le corps de Mallory en 1999, mais l’appareil photo n’était pas avec lui. Le mystère demeure.

En salle et sur Netflix

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Le sommet des dieux

Film d’animation

Le sommet des dieux

Patrick Imbert

1 h 30