Godzilla et Kong sont réunis pour la première fois depuis 1962 dans un même long métrage et se livrent une lutte épique, sur terre et sur mer, pour établir leur suprématie. Y aura-t-il un vainqueur ?

Danielle Bonneau Danielle Bonneau
La Presse

Les bandes-annonces avaient préparé le terrain, laissant présager des combats sans merci entre deux créatures légendaires, Godzilla et Kong. C’est réussi. Godzilla vs Kong répond avec panache aux attentes, en mettant en valeur les forces des deux titans.

Warner Bros. Pictures et Legendary Pictures, avec l’accord du studio japonais Toho (créateur, entre autres, de Godzilla), ont commencé à créer leur « MonsterVerse » avec les longs métrages Godzilla (2014), Kong : Skull Island (2017) et Godzilla : King of the Monsters (2019). Et ils ne reculent devant rien en opposant les deux forces ennemies, qui règnent habituellement sur leur territoire respectif.

L’histoire se déroule trois ans après la dernière apparition remarquée de Godzilla. Cette fois-ci, la créature éveille l’attention en se comportant de façon inhabituelle, en attaquant sans raison apparente une base scientifique située en Floride. Kong, que l’on avait vu pour la dernière fois après la guerre du Vietnam, dans les années 1970, a atteint sa taille adulte. Il n’a jamais été aussi imposant, mesurant 300 pi (presque 100 m) de haut. Il se trouve à l’étroit dans le biodôme aménagé pour le protéger et le garder sous haute surveillance.

Malgré sa stature, Kong est largement défavorisé, surtout lorsque, en route vers l’Antarctique, il doit combattre le reptile géant en pleine mer. Mais sous l’habile direction du réalisateur Adam Wingard (You’re Next, Death Note), qui a fait ses classes dans les films d’horreur, il tire relativement bien son épingle du jeu et est sauvé in extremis d’une noyade certaine. Sa vulnérabilité et sa relation avec la petite orpheline malentendante Jia (Kaylee Hottle) constituent d’ailleurs une des forces du film, y apportant une dose bienvenue de chaleur.

Pour sa part, la jeune Madison (Millie Bobby Brown) s’intéresse au sort de Godzilla et entre en contact avec un conspirationniste (Brian Tyree Henry) qui, comme elle, ne croit pas au hasard. En cherchant à comprendre ce que cache la société APEX Industries, attaquée par le mastodonte, ils se retrouvent propulsés à Hong Kong. Le gorille géant, de son côté, est entraîné à la recherche de ses racines au creux de la Terre, dans un espace habité par d’étranges créatures d’allure préhistorique.

Cela paraît compliqué ? Oui ! Mais l’important, c’est que les motifs plus ou moins avoués des humains et leurs actions donnent lieu à des scènes qui relèvent de la pure science-fiction et à des batailles grandioses. Celles-ci culminent à Hong Kong, au milieu de gratte-ciel aussi solides que des châteaux de cartes. Ponctué de scènes magnifiques, aux couleurs vibrantes, Godzilla vs Kong a été réalisé pour être vu sur grand écran. Après une longue disette, les amateurs de films de monstres y trouveront certainement leur compte.

IMAGE FOURNIE PAR WARNER BROS. PICTURES

Godzilla vs Kong, d’Adam Wingard

En salle dès vendredi et disponible sur plusieurs plateformes de vidéo sur demande

Godzilla vs Kong (V. F. Godzilla vs Kong)

Film de science-fiction d’Adam Wingard. Avec Alexander Skarsgård, Millie Bobby Brown, Rebecca Hall. 1 h 53.

★★★½