L’automne arrive à Copenhague. Des étudiants en cinéma et leur ancien professeur connaissent une série de mésaventures amoureuses tragicomiques.

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

Tourné avant Les démons, un film remarquable, mais lancé seulement en 2016 dans le cadre des Rendez-vous Québec Cinéma, Copenhague – A Love Story n’a jamais véritablement connu de carrière commerciale, ni de grande tournée festivalière, même s’il fut sélectionné dans quelques événements, notamment à Copenhague et Göteborg. Autrement dit, ce film tourné il y a six ans, pratiquement invisible, sort enfin.

L’intérêt de cette chronique sentimentale, qui repose largement sur les improvisations des acteurs, réside surtout dans la manière. Délaissant le genre du documentaire, où il s’était fait remarquer grâce à des films comme Ce cœur qui bat ou Laylou, Philippe Lesage se lance ici dans la fiction en s’inspirant de sa propre expérience de vie au Danemark, où il a étudié et enseigné le cinéma. Le réalisateur de Genèse a ainsi regroupé autour de lui des gens qu’il aime pour construire une autofiction marquée par l’autodérision.

Le récit est ténu, mais ce film distille en revanche une atmosphère particulière, teintée à la fois de mélancolie et du sens de la fête. Philippe Lesage met en outre en valeur son sens du cadrage et de la mise en scène, autant dans les scènes chorales que dans les scènes d’intimité.

Tourné avec de très modestes moyens, Copenhague – A Love Story révèle néanmoins le style d’un cinéaste dont la réputation est maintenant bien établie.

Copenhague – A Love Story est offert gratuitement sur la plateforme du Cinéma Moderne, en version originale anglaise et danoise avec sous-titres français.

IMAGE FOURNIE PAR UNITÉ CENTRALE

Copenhague – A Love Story

★★★

Copenhague – A Love Story, un drame de Philippe Lesage, avec Emil Falke, Victoria Carmen Sonne, Rudi Køhnke. 1 h 40