À l’âge de 13 ans, Max s’est fait offrir sa première caméra. Pendant 25 ans, il ne s’arrêtera pas de filmer, autant sa vie personnelle — la bande d’amis, la famille, les amours, les déceptions — que les grands événements ayant marqué la société française. En regardant toutes ces images, Max dresse le portrait de sa génération.

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

Anthony Marciano (Les gamins) joue à fond la carte de la nostalgie en proposant ce film construit autour d’images évoquant les années 1990 et 2000. Avec l’aide de son complice de toujours, le scénariste, humoriste et acteur Max Boublil, né en 1979 lui aussi, le cinéaste dresse le portrait d’une génération — la sienne — en tirant un fil narratif à partir de l’existence d’un adolescent de 13 ans, dont on suivra le parcours sur une période de 25 ans.

La précision de la reconstitution d’époque constitue probablement l’aspect le plus séduisant de ce film. Ponctué de tubes musicaux, Play, le film de notre vie se déploie en utilisant des symboles — objets, technologie, événements culturels et sportifs — auxquels les spectateurs, particulièrement ceux qui viennent d’entamer maintenant leur quarantaine, peuvent s’identifier instantanément.

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Play, le film de notre vie

Au cœur de ce récit relatant le parcours d’un jeune homme qui, pendant 25 ans, a documenté tous les aspects de sa vie, figure une histoire d’amour un peu compliquée, par la propre faute d’un jeune homme trop collé sur sa caméra pour voir vraiment — mais le veut-il ? – ce qui se passe autour de lui. Marciano, qui signe ici un long métrage éminemment personnel, module aussi très bien le passage du temps grâce, notamment, à une distribution harmonieuse, où des acteurs différents sont appelés à jouer le même personnage.

À défaut d’être grandiose, ce film est fort sympathique.

★★★

Comédie romantique. Play, le film de notre vie, d’Anthony Marciano, avec Max Boublil, Alice Isaaz et Alain Chabat. 1 h 48.

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