Comme la plupart d’entre nous, des cinéastes du monde entier ont dû s’enfermer chez eux pendant la première vague de la pandémie. Ils ont profité de tout ce temps pour réaliser des courts métrages qui illustrent leur vision particulière du Grand Confinement.

Marie Tison Marie Tison
La Presse

A-t-on vraiment envie, à ce moment-ci, de visionner 17 courts métrages sur le confinement ? Est-ce encore trop tôt pour replonger dans cette période ? Est-ce déjà trop tard ?

Il faut surmonter ses réticences parce que, même si le résultat est parfois inégal, il y a là des bijoux qui valent le visionnement.

Certains courts métrages sont carrément rigolos, comme celui du cinéaste italien Paolo Sorrentino, qui imagine, avec des figurines en plastique, une visite de la reine Elisabeth II au Vatican.

Le court métrage du cinéaste chilien Pablo Larrain est aussi particulièrement amusant en mettant en vedette un ancien Don Juan qui appelle une vieille flamme par vidéoconférence pour lui déclarer son amour éternel.

Le cinéaste allemand Sebastian Schipper, lui, démontre de façon humoristique la solitude du confinement en dédoublant son personnage principal.

IMAGE FOURNIE PAR NETFLIX

Homemade

D’autres courts métrages sont particulièrement émouvants, comme celui de l’Américaine Rachel Morrison, qui souhaite que son enfant de 5 ans ne se rappelle que de beaux souvenirs de cette époque difficile, comme elle-même, au même âge, ne se rappelle que la magie que sa propre mère avait su créer alors qu’elle se mourait du cancer.

D’autres sont très humains, comme le film de la réalisatrice britannique d’origine indienne Gurinder Chadha, et d’autres encore portent à la réflexion, comme le très beau court métrage de l’Américaine Ana Lily Amirpour, qui met en scène une balade à bicyclette dans un Hollywood déserté.

Homemade est offert sur Netflix.

★★★½

Homemade (Faits maison). Documentaire de divers réalisateurs. 1 h 18.