Est-ce que The Rise of Skywalker est le meilleur de la série ? Seul le temps et un peu plus de recul nous le diront. On peut cependant affirmer qu’il s’agit d’une brillante conclusion à une saga entamée il y a plus de 40 ans. En fait, on peut difficilement espérer mieux comme point final à la grande histoire de la famille Skywalker.

Pascal LeBlanc Pascal LeBlanc
La Presse

Ceux qui avaient reproché à Rian Johnson son arrogance pour The Last Jedi seront heureux d’apprendre que J.J. Abrams s’est assuré de répondre à toutes les questions et d’attacher toutes les ficelles. Comme il l’avait fait dans The Force Awakens, le réalisateur parvient à réunir les ingrédients nécessaires à un bon Star Wars — camaraderie, dualité, action, humour —, mais cette fois avec plus d’originalité.

La Résistance ne tient qu’à un fil. Le Premier Ordre pourrait y mettre fin une fois pour toutes, mais une menace du passé refait surface et vient perturber le conflit entre les deux camps. Les enjeux sont désormais encore plus grands. L’obscurité totale guette la Galaxie.

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Joonas Suotamo, Oscar Isaac John Boyega
et Daisy Ridley dans Star Wars: The Rise of Skywalker

Rey (Daisy Ridley) a poursuivi son entraînement Jedi auprès de Leia (Carrie Fisher, parfaitement intégrée au récit grâce à des images tournées précédemment) et est maintenant plus puissante que jamais. Cependant, cette force l’effraie, alors que ses questionnements par rapport à ses origines continuent de la hanter.

Malgré sa constante recherche de repères, elle ne cesse d’avancer, mais cette fois — contrairement à The Last Jedi — avec ses amis à ses côtés. Le groupe a développé une belle chimie au fil des années.

La relation entre Poe Dameron (Oscar Isaac) et Finn (John Boyega) reste une des choses les plus intéressantes de cette nouvelle trilogie, mais aurait pu être poussée plus loin. Celle entre Rey et Kylo Ren (Adam Driver), qui était au cœur du film précédent, est désormais l’aspect le plus intrigant du récit. Le retour d’un ancien personnage complexifie la quête de chacun, ce qui ajoute à l’ambivalence de leurs sentiments. À coups de répliques bien livrées et de sabre laser, les deux acteurs donnent une excellente performance.

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Daisy Ridley et Adam Driver dans Star Wars: The Rise of Skywalker

Visuellement sans faille

Parlant de combat, ils sont nombreux. Celui sur une mer déchaînée dans laquelle se trouvent les débris de la deuxième Étoile noire, aperçu dans la bande-annonce, est époustouflant. Les affrontements dans l’espace sont également fort réussis. L’indestructible Faucon Millenium est étonnamment au sommet de sa forme. Les effets visuels et sonores ainsi que la musique de John Williams assurent une immersion complète dans le dernier chapitre tiré de l’univers de George Lucas. Les divers lieux sont magnifiques : désert aride aux sables mouvants, village enneigé sous occupation de Premier Ordre, couloirs stériles d’un Star Destroyer.

Au bout du compte, The Rise of Skywalker est ce qu’on attend — et souhaite — d’un Star Wars.

On pourrait lui reprocher d’être parfois prévisible, mais puisque la théorisation est le sport préféré des fans de la série, il est normal que certaines hypothèses se concrétisent. Le contraire serait frustrant. À un certain point, les créateurs doivent faire plaisir à ceux qui ont consacré autant d’années de leur vie à suivre ces aventures.

Nous sommes heureux que les personnages — nouveaux et anciens — aient tous leur moment de gloire. Les clins d’œil sont multiples, mais jamais forcés. L’équilibre — de la série — est rétabli. C’est la fin qu’on méritait.

★★★★½

Star Wars : The Rise of Skywalker, J.J. Abrams. Avec Daisy Ridley, Adam Driver, John Boyega. 2 h 21

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Star Wars : The Rise of Skywalker

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