En 1987, dans une banlieue de Londres, la vie d’un jeune homme issu d’une famille pakistanaise est complètement transformée le jour où ce dernier découvre l’œuvre musicale — et poétique — de Bruce Springsteen.

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

Ce film, très charmant, marque le retour en grande forme de Gurinder Chadha, cinéaste britannique qui, après le succès de Bend It Like Beckham, a enchaîné des films éminemment oubliables. En s’inspirant de l’histoire véridique de Sarfraz Manzoor, qui a aussi collaboré au scénario, la réalisatrice propose un portrait vibrant qui, bien que campé dans les années 80, a un écho direct dans l’époque actuelle.

Javed (Viveik Kalra, une révélation) est un adolescent anglais dont les parents ont émigré du Pakistan avant sa naissance. Le récit aborde bien entendu le déchirement qui s’installe entre les valeurs traditionnelles familiales et l’attrait de la société d’accueil de ses parents, d’autant que le meilleur ami de Javed, un Anglais « de souche », a l’ambition de faire sa marque dans la musique pop.

IMAGE FOURNIE PAR WARNER BROS. PICTURES

Affiche du film Blinded by the Light

Or, la vie de Javed change complètement le jour où il découvre les chansons de Bruce Springsteen, dont les paroles apparaissent comme une illumination sur l’écran. Les chansons du Boss, qui deviennent pour lui une façon de se connecter au monde, lui donnent l’élan pour mettre à profit ses propres ambitions de poète et d’écrivain.

Réalisé avec l’accord de Bruce Springsteen, dont les chansons des années 70 et 80 tapissent le récit d’un bout à l’autre, ce film tonique brosse aussi un portrait de l’Angleterre des années Thatcher, marquées par l’austérité et les tensions raciales.

Blinded by the Light est à l’affiche en anglais seulement.

★★★½ Blinded by the Light. Drame biographique de Gurinder Chadha. Avec Viveik Kalra, Kulvinder Ghir et Meera Ganatra. 1 h 18.

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