Le principal écueil de ce deuxième long métrage de Brady Corbet à titre de réalisateur (The Childhood of a Leader) est son déséquilibre sur le plan narratif. Vox Lux se veut « un portrait du XXIe siècle » à travers le parcours d'une superstar de la musique pop, dont la jeunesse a été marquée par un drame typique de la nouvelle « normalité » de notre époque.

Publié le 28 déc. 2018
Marc-André Lussier LA PRESSE

L'ennui est que la première partie du film est beaucoup plus intéressante que la seconde, même si, ironiquement, Natalie Portman fait alors son entrée en scène. Vox Lux commence en effet de percutante façon, alors que Celeste (Raffey Cassidy), âgée de 14 ans en 1999, survit à une fusillade dans son école, tout comme sa soeur un peu plus âgée Eleanor (Stacy Martin). Une chanson écrite pour marquer la tragédie devient virale, ouvrant ainsi la voie à Celeste pour atteindre la célébrité.

Or, dès que cette dernière devient adulte, célèbre et insupportable, tout sonne faux dans cette espèce de version d'A Star Is Born sur l'acide, plombée autant par ses excès que par ses clichés. En plus du dénouement, franchement risible, les chansons « gomme balloune » ne cassent rien. Natalie Portman méritait franchement mieux.

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DRAME. VOX LUX. Brady Corbet. Avec Natalie Portman, Jude Law, Stacy Martin, Raffey Cassidy. 1 h 50

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Image fournie par Entract Films

Natalie Portman dans Vox Lux