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La course des tuques: une suite magnifiquement réussie ***1/2

La course des tuques... (Photo fournie par Les Films Séville)

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La course des tuques

Photo fournie par Les Films Séville

Qu'une oeuvre nous fasse à la fois rire et pleurer, qu'elle nous séduise et nous fasse un peu réfléchir, c'est sans conteste bon signe. Et c'est le cas de La course des tuques, film d'animation à classer dans la frange des très bons films québécois du temps des Fêtes.

Suite assumée de La guerre des tuques 3D, ce nouvel opus utilise avec intelligence certains éléments du film précédent pour relancer cette histoire hivernale tout en donnant aux personnages que nous connaissons déjà des rôles différents.

Ici, le village et la grange restent tels quels. Par contre, le fort n'est plus. Luc n'est plus au coeur de l'histoire; c'est plutôt François les lunettes (Hélène Bourgeois Leclerc) le héros.

François, dont le génie inventif avait conçu toute une panoplie d'éléments de défense du fort, fabrique maintenant les luges les plus rapides, que conduit Sophie (Mariloup Wolfe). Or, l'arrivée au village du diabolique Zac (Mehdi Bousaidan) va tout bousculer.

Ce dernier construit des luges encore plus performantes, que pilote sa cousine, l'intrépide Charlie (Ludivine Reding). Entre François le «patenteux» et Zac l'ingénieux, entre François l'espion et Zac le tricheur, c'est la guerre, à savoir qui est le plus vite, le plus fort, le plus dominant.

Sans exceller en rien, le film est très bon dans tous les aspect. Le scénario est bien ficelé et facile à comprendre. Le travail d'animation est de très bonne qualité.

Qu'une oeuvre nous fasse à la fois rire... (Image fournie par Les Films Séville) - image 2.0

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Image fournie par Les Films Séville

Les scènes de courses en luge nous plongent au coeur de l'action. Le décor est scintillant, et la musique est entraînante (trop, au goût de certains). On se réjouit également du souci apporté aux détails. Zac, par exemple, porte des pantoufles en Phentex. Ça ne s'invente pas!

Pour donner des voix aux personnages, le travail des comédiens est tout aussi convaincant. Tous affichent une belle forme. Notre coup de coeur va à Gildor Roy, extrêmement drôle dans son rôle de Chabot, surtout lorsque Charlie lui fait un peu de l'oeil. 

Comme nous sommes dans le film familial du temps des Fêtes, pas besoin d'être devin pour comprendre qu'une fois le crêpage de chignon passé, quelques éléments déclencheurs feront en sorte que le bon sens finira par triompher. Voilà pour la petite morale.

Mais à notre humble avis, il y a mieux. Quand on y regarde de plus près, le film est un magnifique clin d'oeil à une époque où l'on s'amusait avec un bout de ficelle, un bout de tôle, un morceau de bois et un vieux pneu. Une époque où l'on jouait à la cachette, à la tague, où l'on glissait en traîneau et qu'on avait du fun.

Époque révolue? Pas du tout. Il suffit d'un petit effort d'imagination. Voilà la vraie leçon à retenir de ce film. La course des tuques est une ode à la neige, à l'amitié et à la débrouillardise.

* * * 1/2

La course des tuques. Film d'animation de Benoit Godbout et François Brisson. Avec les voix d'Hélène Bourgeois Leclerc, Ludivine Reding, Mehdi Bousaidan. 1 h 22.

> Consultez l'horaire du film




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