L'histoire: Une jeune femme timide quitte son univers propret pour plonger dans les cercles de jeux clandestins parisiens, au bras de son nouvel amant.

Mis à jour le 30 nov. 2018
MARC-ANDRÉ LUSSIER LA PRESSE

Ce premier long métrage de Marie Monge, lancé à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes, a beaucoup de style. C'est indéniable. La façon dont la cinéaste nous entraîne dans l'histoire qu'elle raconte est très prometteuse.

On y sent d'abord la fébrilité qui règne dans un restaurant très fréquenté, que gèrent un père et sa fille. C'est à la fin d'une soirée qu'Ella (Stacy Martin) voit débarquer dans son établissement Abel (Tahar Rahim), qui se présente pour postuler un emploi de serveur.

Il suffit de trois secondes pour comprendre que ce jeune homme au sourire enjôleur pratique la frime avec la maîtrise d'un grand professionnel. Et s'il s'acquitte avec grâce de sa tâche au cours de la première journée d'embauche, il aura tôt fait de repartir avec la caisse le soir même.

Or, c'est à partir du moment où Ella rattrape son employé que la fascination s'installe. La jeune femme se laissera alors entraîner dans le milieu du jeu clandestin par celui dont elle tombera amoureuse, et la réalisatrice fait d'Ella le point d'ancrage d'un récit dont quelques épisodes seront très intenses.

Il est cependant dommage qu'après une amorce très puissante, le récit s'étiole un peu en cours de route, en dépit de la mise en scène, toujours dynamique. Cela dit, Stacy Martin (NymphomaniacLe redoutable) et Tahar Rahim (Un prophèteRéparer les vivants) offrent de très bonnes performances.

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Joueurs. Thriller de Marie Monge. Avec Tahar Rahim, Stacy Martin, Bruno Wolkowitch. 1 h 45. 

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Image fournie par Axia Films