L'histoire: En accompagnant son mari écrivain à Stockholm, où ce dernier doit recevoir le prix Nobel de littérature, une femme dévouée se rend compte que l'amour qu'elle éprouvait jadis pour cet homme s'est complètement étiolé. Et fait maintenant place à la rancoeur.

Publié le 28 sept. 2018
Marc-André Lussier LA PRESSE

La fin d'un amour et les vestiges d'une vie conjugale ont maintes fois fait l'objet d'histoires de toutes sortes au cinéma. The Wife ne transcende rien à cet égard, mais le réalisateur suédois Björn Runge dispose cependant ici d'un atout de taille: Glenn Close.

Cette actrice d'exception magnifie de sa présence chaque scène dans laquelle elle apparaît. Grâce à son approche subtile, le parcours émotionnel que traverse son personnage n'en devient alors que plus poignant.

Dans cette adaptation cinématographique du roman du même titre, écrit par Meg Wolitzer, Glenn Close incarne une femme qui, toute sa vie, s'est mise au service du talent de son écrivain de mari en tentant de maintenir l'équilibre au sein d'une famille où le fils (Max Irons, fils de Jeremy) tente aussi de se faire une place dans le sillage de son célèbre père (Jonathan Pryce).

Même si l'ensemble paraît parfois un peu théâtral dans sa posture même, Glenn Close parvient à laisser deviner les fêlures et la colère réprimée de cette femme qui, pour la première fois, peut-être, compte laisser parler sa propre vérité.

Bien appuyée par ses partenaires de jeu, l'actrice propose ici l'une des plus belles compositions d'une carrière déjà glorieuse. C'est d'ailleurs grâce à elle que The Wife mérite d'être vu.

Notez que ce film est présenté en version originale anglaise seulement.

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The Wife. Drame de Björn Runge. Avec Glenn Close, Jonathan Pryce, Christian Slater. 1h40.

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Image fournie par Métropole Films