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White Boy Rick: traité comme un (bon) divertissement ***1/2

Inspiré d'une histoire vraie, celle de Richard Wershe Jr., un trafiquant de drogue emprisonné durant 30 ans, ce long métrage est, en dépit de la gravité du sujet, traité sous la forme d'un divertissement.

White Boy Rick... (Photo fournie par Sony Pictures Entertainment) - image 1.0

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White Boy Rick

Photo fournie par Sony Pictures Entertainment

Certes, il y a plus de moments dramatiques que comiques. Mais les passages plus drôles sont assez nombreux pour parler ici de ruptures de ton. Aucun doute que certains cinéphiles trouveront cela agaçant. Pas nous. Ces interludes plus légers apportent le bon équilibre à une histoire qui nous est servie avec beaucoup de muscle et de vérité dans sa portion dramatique.

L'histoire est campée à Detroit dans les années 80. Rick (Richie Merritt), un adolescent blanc qui vit dans un quartier miteux de la ville, se lie d'amitié avec une bande de jeunes Noirs trafiquants de crack. Son père de famille monoparentale Richard (Matthew McConaughey) fabrique des armes illégales dans le sous-sol de la maison.

Un jour, le jeune Rick est recruté par des policiers qui, menaçant d'arrêter son paternel dont ils connaissent les moindres agissements, le convainquent de servir d'agent double. Le jeune homme, qui cherche à garder collés les morceaux de sa famille (sa soeur Dawn, interprétée par l'excellente Bel Powley, est une junkie), accepte la mission. Mais un jour, n'ayant plus besoin de lui, les policiers le larguent. Rick prend alors le pari risqué de devenir lui-même trafiquant de cocaïne.

UNE ATMOSPHÈRE GLAUQUE

White Boy Rick est un film glauque, dont presque la moitié des séquences se déroulent soit la nuit, soit dans la pénombre. C'est sale, hirsute, pouilleux, tendu à l'extrême dans plusieurs passages, mais aussi chargé de tout le (risible) clinquant des années 80 avec ses boules disco, ses chaînes en or disproportionnées, ses manteaux de fourrure ostentatoires. C'est aussi filmé avec une caméra nerveuse et beaucoup d'éclairage naturel, ce qui amplifie le réalisme de l'histoire.

Et il y a cet argot de Detroit, aussi présent chez les Blancs que chez les Noirs dans le film, qui, dans les premières minutes, vous forcera à être très concentré sur les dialogues qui ont souvent des allures d'affrontement.

Véridique, l'histoire se déroule en pleine Amérique de Reagan. La femme du président, Nancy, est engagée dans une guerre impitoyable contre la drogue. Mais pour les familles et les jeunes qui vivent dans le quartier de Rick, il n'y a ni espoir ni ressources. Voilà pour l'ironie.

Comme il y a beaucoup de matière condensée dans cet opus de moins de deux heures, la finale est, sans surprise, un peu précipitée. Voilà une portion un peu décevante, d'autant plus que c'est à ce moment, lorsque Rick, incarcéré, reçoit la visite de sa famille, que le jeune comédien Richie Merritt offre sa meilleure performance du film.

***1/2

White Boy Rick. Drame policier de Yann Demange. Avec Richie Merritt, Matthew McConaughey et Bel Powley. 1 h 51.

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