Sonia Sarfati LA PRESSE

Les copains m'avaient prévenue. La conclusion de Ma fille mon ange est vraiment ratée. Je les ai écoutés, bien sûr (je suis polie). Mais j'ai glissé le DVD du film d'Alexis Durand-Brault dans mon lecteur avec le désir de les voir se planter (polie, mais pas tout le temps quand même).

Surtout que dans un premier temps, et même un deuxième, je me suis laissé prendre par le rythme, la structure, la réalisation du long métrage. Beaucoup par Michel Côté, vraiment convaincant. Moins par Karine Vanasse, pas «si tant» à l'aise dans son corps - en tout cas, par rapport aux échos entendus.

Laurence Leboeuf, par contre, est une révélation dans la peau de la meilleure amie de cette jeune fille bien sous tous rapports qui tâte au porno sur Internet... au plus grand désarroi de son papa qui découvre la chose lors d'un de ses tête-à-tête nocturnes avec son ordinateur.

Commence alors une course folle d'un père voulant empêcher sa fille de commettre ce que lui juge être l'irréparable. Suspense. Et soudain, la débandade. Cette finale occupe une place de choix au palmarès des ratages.

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MA FILLE MON ANGE
** ½

DRAME
D'Alexis Durand-Brault. Avec Karine Vanasse, Michel Côté, Laurence Leboeuf, Christian Bégin.
Sortie: 3 juillet