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Louise Archambault travaille avec micro_scope

Louise Archambault au lancement de son film Familia,... (Ivanoh Demers, La Presse)

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Louise Archambault au lancement de son film Familia, en 2005.

Ivanoh Demers, La Presse

La déficience intellectuelle, le chant, l'amour et la résilience seront des thèmes au coeur de Gabrielle, second film de la cinéaste Louise Archambault.

Et comme dans le cas de son premier long métrage, Familia, Mme Archambault travaille en collaboration avec micro_scope. Cette boîte de production a le vent dans les voiles après avoir envoyé deux de ses films, Incendies de Denis Villeneuve et Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau, aux Oscars.

Gabrielle, qui est pour l'instant un titre de travail, mettra en vedette Gabrielle Marion-Rivard, jeune femme souffrant d'un handicap intellectuel, dans le rôle principal. Les comédiens Mélissa Désormeaux-Poulin, Isabelle Vincent et Alexandre Landry feront aussi partie de la distribution tandis que Robert Charlebois devrait interpréter son propre rôle.

«Gabrielle, c'est l'histoire d'une jeune handicapée intellectuelle de 22 ans qui tombe amoureuse d'un garçon qu'elle rencontre dans un centre de loisirs où l'on apprend le chant, la danse et le théâtre, résume la productrice Kim McCraw, de micro_scope. Gabrielle réalise que son handicap lui permet peu d'intimité avec le jeune homme qu'elle aime. À partir de ce constat, elle tente de gagner son autonomie dans l'espoir de vivre son amour.»

En entrevue, on sent que Mme McCraw porte une grande affection au scénario. Le film, souligne-t-elle, s'inscrit dans la foulée des plus récentes oeuvres de fiction de micro_scope. Dans Incendies comme dans Monsieur Lazhar, on allait à la rencontre de l'autre, qui représente une certaine forme d'inconnu. Ce sera aussi le cas dans Inch'Allah, d'Anaïs Barbeau-Lavalette, histoire de triangle amical entre une Québécoise, une Israélienne et une Palestinienne, qui sortira cet automne sur nos écrans.

«Gabrielle est un autre film important pour nous. Dans celui-ci, nous allons vers un monde qu'on connaît peu, remarque Kim McCraw. Or, au fil du travail en vue de la production du film, je me suis rendu compte à quel point il y a des gens qui ont un proche doté d'un handicap intellectuel.»

Centre Les Muses

Dans le scénario du film, Gabrielle et le jeune homme qu'elle aime apprennent le chant dans une chorale qui s'exerce en vue d'accompagner Robert Charlebois à l'événement Mondial choral de Laval. Le centre des loisirs où ils se rencontrent est inspiré du centre Les Muses de Montréal, dit Kim McCraw. Sur son site web, Les Muses se décrit comme un centre des arts de la scène pour les personnes vivant avec un handicap, visible ou non.

«C'est là que Louise a rencontré la comédienne principale, dit Mme McCraw. Gabrielle souffre d'un handicap intellectuel, mais elle chante de façon extraordinaire. Elle est belle et attachante. Nous travaillons avec elle depuis plusieurs mois afin de l'amener à jouer son rôle dans le film.»

Le tournage du film débutera le 28 mai et se terminera à la mi-juillet. L'ensemble des scènes seront tournées à Montréal et à Laval.

En parallèle avec le travail des acteurs, la production va réunir, pour les besoins du tournage, une grande chorale de chanteurs des Muses et de la Gang à Rembrou.

Depuis sa création il y a dix ans, micro_scope a entre autres produit les longs métrages Continental, un film sans fusil et En terrains connus de Stéphane Lafleur ainsi que Congorama et C'est pas moi, je le jure de Philippe Falardeau.

La compagnie termine actuellement son premier projet de fiction en anglais, Whitewash d'Emanuel Hoss-Desmarais, avec Thomas Haden Church et Marc Labrèche. Un long métrage documentaire d'Annie St-Pierre sur les Cercle des fermières est aussi en préparation.




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