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Joss Whedon, Much Ado About Nothing: simplement Shakespeare

Joss Whedon (The Avengers) s'est fait plaisir en... (PHOTO FOURNIE PAR LIONSGATES/SÉVILLE)

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Joss Whedon (The Avengers) s'est fait plaisir en tournant Much Ado About Nothing en 12 jours chez lui avec des amis acteurs.

PHOTO FOURNIE PAR LIONSGATES/SÉVILLE

Le réalisateur américain Joss Whedon s'est fait plaisir. Avec des amis acteurs, il a transposé à l'écran Much Ado About Nothing de Shakespeare. Sans changer une virgule. Un film tourné chez lui en 12 jours.

Le projet de film du scénariste américain Joss Whedon (qui a réalisé The Avengers), relève de la pure fantaisie. Comme Kenneth Branagh il y a 20 ans, Whedon a voulu faire un film avec Much Ado About Nothing de Shakespeare.

L'auteur qui s'est fait connaître grâce aux séries télé Buffy the Vampire Slayer et Angel a décidé de transposer à l'écran le texte original de la pièce après avoir organisé pendant des années de lectures shakespeariennes.

Le film en noir et blanc a été tourné en 12 jours dans sa résidence de Los Angeles. Avec ses amis acteurs. Résultat: un film exigeant et étonnant, présenté pour la première fois au Festival international du film de Toronto l'an dernier.

La Presse s'est entretenue avec Alexis Denisof, qui interprète le rôle de Benedick et qu'on peut voir dans la série How I Met Your Mother dans le rôle du présentateur de nouvelles, Sandy Rivers. L'acteur américain décrit le film comme un «cadeau de Noël».

Q: Comment a commencé cette aventure? Est-il vrai que vous vous réunissiez chez Joss Whedon pour faire des lectures de Shakespeare?

R: C'est vrai, oui. On peut dire que le film est le résultat de ces lectures qu'on a faites chez Joss pendant une dizaine d'années. C'était des lectures très informelles qu'il organisait chez lui les dimanches après-midi avec des amis acteurs et scénaristes qui nourrissaient tous une passion pour Shakespeare. C'était très relaxe. On mangeait, on buvait du vin et on lisait des pièces de Shakespeare. On a lu Macbeth, A Midsummer Night's Dream, Hamlet, Othello et j'en passe...

Q: Quand est-il devenu clair que vous feriez un film avec Much Ado About Nothing?

R: Au fil des ans, Joss nous a souvent dit qu'il rêvait de filmer une de ces lectures tellement c'était une partie de plaisir pour nous. Mais c'est devenu clair le jour où il est venu chez moi avec le scénario de Much Ado, qu'on avait déjà lu, et qu'il m'a dit: «Voilà, je pensais filmer cette pièce chez moi. On aurait 2 semaines pour se préparer et 12 jours de tournage, qu'en penses-tu?»

Q: Qu'est-ce qui a été le plus difficile pendant le tournage?

R: Le manque de temps. Il a fallu apprendre notre texte en un temps record. Normalement, on aurait mis de quatre à six semaines pour se préparer. Là, on a dû travailler chacun de notre côté très rapidement. Au départ, la contrainte de temps nous donnait l'impression que le projet était impossible à mener, mais, à mesure qu'on avançait, la vitesse du tournage nous a stimulés. Le plaisir qu'on avait à jouer la pièce était de plus en plus grand, et de plus en plus perceptible, je crois.

Q: Avez-vous été très libre pour créer ce personnage?

R: Joss nous a laissé carte blanche. Je voulais vraiment lui donner un air authentique; je voulais me détacher du cadre littéraire. C'est un soldat et c'est un trou de cul. Tout le monde connaît ce genre de personne, qu'on peut croiser au pub ou qu'on a même parfois comme ami. Moi, je voulais l'accompagner dans son cheminement. Quand il tombe amoureux, il devient un bouffon. Quand il accepte les sentiments amoureux qui l'habitent, c'est là qu'on sent qu'il devient un homme.

Q: Qu'est-ce que vous appréciez le plus de cette pièce?

R: C'est un peu le gabarit de toutes les grandes comédies romantiques. C'est la première pièce codifiée comme une rom com. Les joutes verbales qu'on met en scène entre les couples d'amoureux découlent toutes des dialogues entre les personnages de Benedick et de Beatrice. Quand on a la chance de revenir à la source de cette matière, c'est très excitant.

Q: Pourquoi avoir tourné le film en noir et blanc?

R: D'abord, ça nous permettait de sortir le spectateur de son cadre moderne. C'était aussi une façon de créer une ambiance qui rappelle les films noirs des années 40 et 50, et ça nous permettait d'aller plus loin dans les dialogues originaux sans qu'on se sente décalés. C'était un pont entre la pièce qui a été écrite il y a 450 ans et l'approche contemporaine de Joss. La raison pratique est qu'elle nécessite moins de lumière. Et puis, ça donne aussi une touche élégante au film.

Q: Il y a quelques anachronismes, comme cet iPhone qu'on voit dans une scène... Vous vous êtes permis de petites folies?

R: Oui. L'action se passe dans un cadre contemporain, donc on s'est permis d'ajouter des accessoires qui font partie de notre vie de tous les jours. Si ça contribue à raconter l'histoire et qu'on n'en abuse pas, ça peut être rigolo.




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