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Star Trek Into Darkness : le mystère Cumberbatch

Zachary Quinto en Spock, Chris Pine en Kirk, Karl Urban en McCoy: ils étaient... (Photo: fournie par Paramount Pictures)

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Photo: fournie par Paramount Pictures

Sonia Sarfati
La Presse

Zachary Quinto en Spock, Chris Pine en Kirk, Karl Urban en McCoy: ils étaient les grandes inconnues du Star Trek de J.J. Abrams... mais c'était en 2009. Le vrai mystère de Star Trek Into Darkness, c'est son «vilain», qu'incarne Benedict Cumberbatch.

On l'a découvert dans Sherlock, prise contemporaine sur les enquêtes du célèbre détective anglais. On l'a aussi vu dans War Horse de Steven Spielberg. À la télévision, il a été Stephen Hawkings et a tenu le rôle principal dans Parade's End. Au cinéma, on l'a vu dans Atonement de Joe Wright et on l'a entendu dans The Hobbit: An Unexpected Journey de Peter Jackson, où il prête sa riche voix de baryton au dragon Smaug et au Necromancer.

Mais jamais Benedict Cumberbatch n'a eu à relever un défi semblable à celui que lui pose Star Trek Into Darkness de J.J. Abrams: faire la promotion d'un film dont il est l'un des personnages principaux, mais sans en dire trop sur celui qu'il incarne. Un certain John Harrison, dont l'identité a fait couler des flots d'encre depuis que les scénaristes Roberto Orci, Alex Kurtzman et Damon Lindelof ont parlé du retour d'un «vilain» qui a sévi dans les aventures originales de Kirk et compagnie.

Alors, John Harrison est-il Khan, l'humain génétiquement modifié qu'a incarné Ricardo Montalban? Est-il ce fourbe d'Harry Mudd? Ou Gary Mitchell, ami de Kirk devenu surhomme après avoir été frappé par un champ magnétique? Autant de questions qui passionnent les Trekkers mais passent à des kilomètres au-dessus de la tête de ceux qui ne sont pas sensibles à l'univers créé, dans les années 60, par Gene Roddenberry - que Benedict Cumberbatch, joint au téléphone à New York, considère comme un génie. «Cette franchise célèbre l'idée utopienne de ce que la démocratie pourrait être, très inclusive, respectueuse de toutes les formes de vie. C'est pour cela qu'elle dure depuis aussi longtemps et ils méritent, ses personnages et elle, d'être protégés.»

Cela dit, ce fils d'acteurs - ses parents n'étaient d'ailleurs pas chauds à l'idée de le voir suivre leurs traces, «mais maintenant, ils sont fiers de moi et m'ont donné leur bénédiction» - ne fait pas partie des fans de la première heure de Star Trek. Ni de la deuxième. En fait, son coup de foudre a eu lieu en 2009, grâce au film de J.J. Abrams. Mais l'acteur de 36 ans comprend le «gène du fan», lui qui, enfant, a été accro à Star Wars. «J'aimais me battre avec des sabres au laser et m'imaginer aux commandes d'un Millenium Falcon. Je rêvais d'être Han Solo. Il était le plus cool... et il l'est toujours.» Et d'ajouter en riant qu'il ne dit pas cela pour que J.J. Abrams l'engage dans Star Wars: Episode VII, en préproduction.

Pour ce qui est de Star Trek Into Darkness, Benedict Cumberbatch a passé une audition. Il terminait alors le tournage de Parade's End, à Londres. C'était le congé de Noël. Partout sauf à Hollywood, semble-t-il, qui l'attendait. Pas le choix, donc. Il s'est filmé sur son téléphone intelligent. A envoyé cet essai. Et a décroché le rôle de John Harrison, qu'il décrit comme «un terroriste calculateur et intelligent, un guerrier féroce. Sauf qu'il n'est pas que cela. Il se retourne contre Starfleet avec la violence d'un prédateur, mais en faisant cela, il retourne en quelque sorte vers son point d'origine. Bref, c'est quelqu'un d'énigmatique, de tridimensionnel, et un ennemi qui a des raisons pour faire ce qu'il fait».

Des raisons bien expliquées dans cette intrigue qui reprend peu après celle que relatait Star Trek et met en scène le même équipage (d'acteurs) à bord de l'Enterprise. Ici, après un attentat destructeur, Kirk et ses troupes se lancent dans une chasse à l'homme implacable. Et coûteuse - de plus d'une manière. «Il est beaucoup question, dans le film, de la famille dans son sens premier et plus large», fait l'acteur que la vie a - indirectement - préparé à tel rôle.

Ainsi, le 7 juillet 2005, lors des attentats de Londres, il a été coincé dans le chaos qui a suivi l'explosion des bombes, car il se trouvait à proximité, dans un autobus; et quelques mois plus tôt, en tournage d'une télésérie en Afrique du Sud, deux autres comédiens et lui ont été enlevés par six hommes armés qui les ont conduits brutalement dans la brousse, ont enfoncé une cagoule sur leur tête, leur ont enlevé leurs chaussures avant de les forcer à s'agenouiller, en position d'exécution. Le cauchemar a duré jusqu'au milieu de la nuit, lorsqu'ils ont été libérés.

Entre cela et un «scénario astucieux, qui présente un drame complexe et qui place un contexte derrière ce drame», Benedict Cumberbatch était fin prêt pour le mystérieux John Harrison.

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Star Trek Into Darkness (Star Trek: vers les ténèbres) prend l'affiche le 17 mai.




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