Rencontré hier sur le plateau de La beauté du monde, le film que tourne actuellement André Forcier, Roy Dupuis a confié à La Presse sa volonté de faire une pause.

Mis à jour le 14 août 2018
Marc-André Lussier LA PRESSE

« Après ce tournage, je n'ai rien au programme, sinon des accords pour des projets qui sont toujours en attente de financement. J'ai d'ailleurs de plus en plus de difficulté à accepter des rôles, car je suis présentement dans une période où j'ai moins envie de jouer. »

Quand on lui demande pourquoi, l'acteur répond d'emblée : « Pourquoi pas ? »

« Je suis dans cette "passe" là, ajoute-t-il. Je suis très chanceux, car je n'ai pas besoin de travailler. C'est probablement l'une des raisons. J'ai assez de cash pour vivre à ma façon. Je ne suis pas quelqu'un qui a besoin de beaucoup d'argent et je n'ai pas envie d'avoir une Porsche. »

« Ce que j'ai, ma maison, mon bateau, mon char, ben c'est déjà à moi. J'ai vraiment envie de voyager. C'est ce qui m'attire présentement. »

- Roy Dupuis

Pour retrouver le désir de jouer, Roy Dupuis dit avoir besoin de projets un peu « particuliers », comme, bien sûr, un film d'André Forcier, dont il est de tous les films depuis Les États-Unis d'Albert.

Un rôle écrit pour lui

Dans La beauté du monde, qui en était à son 17e jour de tournage hier, il incarne un ancien agronome, aujourd'hui apiculteur, que le frère Marie-Victorin (Yves Jacques), qui a quitté un ciel trop « plate », vient aider. Ce rôle a d'ailleurs été écrit spécialement pour Roy Dupuis.

« J'aime la façon dont Forcier raconte ses histoires, c'est tout, indique l'acteur. Et je suis ici pour l'aider à la raconter. J'embarque dans ses histoires parce qu'elles me plaisent et j'ai envie que ses films se fassent. Et puis, le fait que le récit comporte un élément écologique me plaît, mais c'est plus que ça. Forcier est un cinéaste, pas un réalisateur. C'est comme si on me demandait de participer à une toile de Riopelle. À la base, son univers m'attire. »