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1er amour: un été imparfait à la campagne

Antoine (Loïc Esteves) et Anna (Marianne Fortier) vont vivre... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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Antoine (Loïc Esteves) et Anna (Marianne Fortier) vont vivre un été particulier dans 1er amour.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Une île, l'été. Un temps superbe. Le décor est idyllique pour la naissance du sentiment amoureux. Ce que ressent Antoine, en passe de devenir adolescent, pour Anna, sa voisine de chalet. Jusqu'au jour où tout éclate, comme une fragile bulle de savon qu'un enfant aurait gonflée trop longtemps. Nous en avons parlé avec l'équipe du film 1er amour, de Guillaume Sylvestre.

La beauté, la grâce, le sentiment de plénitude sont, pour plusieurs, dans la nature. Qui ne rêve pas d'un été parfait à la campagne ou au bord de la mer?

Et si c'était le contraire qui était vrai? Si le mensonge, la duperie, une vérité crue et amère se cachaient sous la soi-disant perfection d'un été chaud et ensoleillé, où rien ne peut arriver lorsqu'on est bien entouré? Et si, en somme, l'été était imparfait?

Demandez à Antoine, 13 ans, personnage principal de 1er amour, premier long métrage de fiction de Guillaume Sylvestre. Dans une petite île du Saint-Laurent, Antoine (Loïc Esteves) passe l'été avec ses parents Marie (Macha Grenon) et François (Benoit Gouin). Cette période coïncide avec le délicat passage de l'enfance à l'adolescence au cours duquel il s'amourache d'Anna (Marianne Fortier), son aînée de quelques années vivant avec sa mère Geneviève (Sylvie Boucher) dans le chalet d'à côté. Or, ce premier amour tournera au cauchemar.

«Ce qui est intéressant dans la courbe dramatique du film, c'est de voir comment chaque personnage se révèle d'abord sous un jour assez lisse. Ensuite, on découvre un côté caché qui habite chacun des personnages», dit Macha Grenon. «Ils sont dans la nature où, soudain, les vers de terre sortent après la pluie, où les barbottes viennent nous frôler les pieds dans l'eau. C'est vaseux. La terre est meuble», illustre Benoit Gouin.

Le film est une adaptation très libre de la nouvelle du même nom (parue en 1860 et écrite Premier amour) de l'auteur russe Ivan Tourgueniev.

«J'aime beaucoup la littérature russe. J'avais lu la nouvelle il y a 10 ans et je trouvais qu'il y avait quelque chose là-dedans sur la découverte de la passion et des rapports humains à travers les yeux d'un petit garçon de 13 ans, explique le réalisateur. Je ne voulais conserver que ça, car l'histoire aurait pu se passer à n'importe quelle époque. Tout est dans le regard du jeune garçon.»

Pour M. Sylvestre, Antoine est un enfant solitaire dont l'éveil à la vie adulte sera brutal. «Il observe le monde un peu comme un théâtre, suggère le réalisateur. Il essaie de comprendre les rapports humains avec son regard d'enfant. Au fil de cet été-là, il va se rendre compte de la vraie nature de tout le monde, dont celle de ses parents.»

En fait, comme l'observe Marianne Fortier, chacun a ses secrets dans cette histoire. «Pour moi, il y a des millions de liens entre chaque personnage, dit-elle. Il n'y a pas beaucoup de personnages dans le film, mais leurs histoires sont entremêlées.»

La nature

Comme dans la pièce de Tourgueniev, la nature joue un rôle prédominant, devient un personnage important dans 1er amour. Tous les membres de l'équipe sont d'accord là-dessus.

«La nature est très importante dans le livre et je voulais conserver cet esprit, soutient Guillaume Sylvestre. Elle est là et sera toujours là, malgré tout ce qui va se passer. Je dirais même qu'elle demeure indifférente à ce qui se passe.»

D'aucuns se souviendront que l'été 2012, durant lequel le film a été tourné, a été splendide. Encore envoûtée, Macha Grenon raconte comment la dynamique des journées de travail a permis aux comédiens de se plonger littéralement dans l'histoire.

«Nous partions souvent très tôt en zodiac et avions un lever de soleil extraordinaire, des envolées d'oiseaux, etc. Nous avions l'impression de laisser nos vies et de traverser un passage imaginaire pour arriver dans celles de nos personnages. Il y avait quelque chose qui nous portait dans le rythme, dans la chaleur, dans l'espèce de sensualité de ce soleil qui brillait tous les jours. Les images de la directrice photo [Nathalie Moliavko-Visotzky] sont imprégnées de cette nature-là.»

Macha Grenon qualifie l'histoire de «suspense». «À sa lecture, j'étais incapable de déposer le scénario, dit-elle. On ne sait pas où ça s'en va et cela nous tient en haleine.» C'est aussi ce qu'a aimé la productrice Denise Robert. «Il y avait plein d'éléments de surprise dans le scénario. J'aime beaucoup ça quand on va au cinéma. C'est ce qui rend l'histoire passionnante.»




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