Après avoir été avocat dans L'affaire Dumont, Martin Dubreuil jouera un policier à la retraite dans La maison du pêcheur d'Alain Chartrand, film actuellement en tournage en Gaspésie.

Mis à jour le 19 sept. 2012
André Duchesne LA PRESSE

En fait, le comédien est très demandé au cinéma. Il a tourné dans quelques films au cours des derniers mois et a un agenda bien rempli. Il entamera sous peu le tournage du film Bunker de Patrick Boivin et a décroché le premier rôle masculin dans Félix et Meira, projet de long métrage de Maxime Giroux.

«J'ai un petit rôle dans La maison du pêcheur, confie M. Dubreuil. J'ai trois jours de tournage. Je fais encore un méchant [rires], un ancien policier de Trois-Rivières un peu bizarre qu'on va chercher pour botter le derrière des jeunes hippies qui se tiennent à Percé. Dans le scénario, ce policier est un costaud, mais Alain Chartrand me voulait. Il m'a pris sans audition.»

Film sur l'avant-crise d'Octobre et inspiré d'une histoire vraie, La maison du pêcheur raconte le passage, à l'été 1969, de futurs membres du FLQ à Percé. Leur projet d'ouvrir une maison pour les jeunes tourne court lorsque les gens de la place trouvent qu'ils dérangent la communauté. Luc Picard, Kevin Parent et Raymond Bouchard font partie de la distribution.

Félix et Meira

Avec le réalisateur Maxime Giroux (Demain, Jo pour Jonathan), Martin Dubreuil travaille sur un projet très original. Félix et Meira expose la rencontre entre un Québécois volage et irresponsable et une juive hassidique mariée, mère d'un enfant et désirant se libérer des moeurs imposées par sa société. Téléfilm a déjà annoncé sa participation financière à ce projet produit par Metafilms. Il manque l'aide de la SODEC. Si tout se passe comme souhaité, le tournage commencera à l'été 2013.

En entrevue, Maxime Giroux explique avoir puisé dans son propre quotidien pour nourrir cette histoire. «Alex Laferrière [coscénariste] et moi habitons dans le Mile End, dit-il. On a tout le temps côtoyé les juifs hassidiques sans avoir de contacts avec eux. Le film est donc un désir de rencontrer l'autre, de voir comment il vit, comment il est. Et en marge de cette histoire d'amour impossible, il y a aussi un certain portrait de deux sociétés qui culturellement se battent pour préserver des choses: le Québec francophone et les juifs hassidiques.»

Un film en rupture avec ses deux premiers? «C'est un peu plus poétique, plus lumineux, reconnaît M. Giroux. Il reste quand même une zone sombre, mais elle est plus sympathique.»

Plus tôt cette année, Martin Dubreuil a tourné Chasse au Godard d'Abbittibbi, film d'Éric Morin avec Sophie Desmarais et Alexandre Castonguay. 

Bientôt, il amorcera le tournage de Bunker, film de Patrick Boivin où il partagera la vedette avec Patrice Robitaille. «C'est l'histoire de deux soldats canadiens vivant dans un bunker dans le nord du Québec, précise le comédien. Ils sont là sans trop savoir eux-mêmes à quoi sert ce bunker. Tous les six mois, deux gars s'y ramassent et tout ce qu'ils ont à faire est de tourner les clés si l'alarme sonne.»

Voilà qui n'est pas sans rappeler la célèbre ligne Dew durant la guerre froide! Le tournage se poursuivra, par blocs, jusqu'en mars 2013.