(Sao Paulo) Le cinéaste et chroniqueur brésilien Arnaldo Jabor, réalisateur de films primés dans des festivals internationaux comme Toute nudité sera châtiée ou Parle-moi d’amour, est mort mardi à 81 ans, des suites d’un accident vasculaire cérébral, a annoncé sa famille.

Publié le 15 février
Agence France-Presse

« Jabor s’est transformé en étoile, mon fils a perdu son père et le Brésil a perdu un grand Brésilien », a écrit son épouse Suzana Villas Boas sur Instagram.

Né à Rio de Janeiro le 12 décembre 1940, Arnaldo Jabor faisait partie du mouvement du « Cinema Novo » (cinéma nouveau), la nouvelle vague du cinéma brésilien, qui a débuté dans les années 1960.

Il a notamment dirigé l’actrice emblématique Sonia Braga dans Je t’aime, présenté au Festival de Cannes dans la catégorie Un certain regard, en 1981.

Jabor a également vu deux de ses longs métrages entrer dans la sélection officielle à Cannes, Pindorama, en 1971, et Parle-moi d’amour, pour lequel Fernanda Torres a reçu le prix d’interprétation féminine, en 1986.

Son film Toute nudité sera châtiée, inspiré d’une célèbre pièce du dramaturge Nelson Rodrigues, a remporté l’Ours d’argent au festival de Berlin en 1973.

Arnaldo Jabor était également connu au Brésil pour ses talents de chroniqueur au ton acerbe, à la télévision, sur TV Globo, ou dans les colonnes du quotidien O Globo.

« Dans ses films comme dans ses textes, il cherchait à observer la société brésilienne, comprendre ses paradoxes et critiquer ses hypocrisies », peut-on lire dans un hommage publié mardi par O Globo.

Peu avant la pandémie de coronavirus, le cinéaste brésilien a tourné à Sao Paulo le film Meu ultimo desejo (Mon dernier désir), qui n’est pas encore sorti en salles.