Cent vingt films, longs et courts métrages, de 44 pays, dont 54 provenant du Québec et du Canada, seront présentés à l’occasion de la 24édition des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) qui aura lieu du 10 au 21 novembre avec une édition parallèle en ligne du 14 au 25 novembre.

André Duchesne
André Duchesne La Presse

Question de bien mettre en valeur le retour du cinéma en salle, chaque documentaire sera présenté une première fois sur grand écran. La version en ligne inclura la quasi-totalité des films et sera accessible partout au Canada. Plus de la moitié des films sont signés par des femmes.

Il a déjà été annoncé que le long métrage Gabor de Joannie Lafrenière, portrait du photographe montréalais Gabor Szilasi, sera présenté en clôture. Chez les autres cinéastes québécois inscrits à la programmation, on note la présence de Sylvain L’Espérance, Kristina Wagenbauer, Laurence Turcotte-Fraser, Emanuel Licha et plusieurs autres.

Documentariste au long parcours et ami des RIDM, Sylvain L’Espérance (Un fleuve humain) propose cette fois le film Animal Macula. En fouillant dans les archives du cinéma mondial, il lève le voile sur des rapports souvent violents ente l’humain et les animaux.

Kristina Wagenbauer, dont le premier long métrage de fiction, Sashinka, nous avait charmé, revient avec un documentaire, Babushka, portrait de sa grand-mère qu’elle a visitée dans sa Russie natale.

Laurence Turcotte-Fraser proposera La fin de Wonderland, film dans lequel elle fait le portrait de Tara Emory, artiste transsexuelle et pionnière des scènes burlesque, fétiche et érotique dans les années 1990.

Avec zo reken, film convaincant que nous avons vu ce printemps à Hot Docs, Emanuel Licha met dos à dos la situation chaotique du peuple haïtien et l’aide internationale lui étant destinée.

L’Office national du film est présent avec deux œuvres. D’abord, Chère Audrey de Jeremiah Hayes est un portrait du cinéaste québécois Martin Duckworth et son amour pour sa famille. D’Elle-Maija Tailfeathers, on pourra voir Kimmapiiyipitssini : la voie de l’empathie, un portrait intime de la Première Nation des Kainai et de l’abus de substances chez cette communauté.

Par ailleurs, les RIDM donneront un grand coup de chapeau au documentariste russe Vitaly Mansky à qui est consacrée une rétrospective. Ce dernier, disent les dirigeants des RIDM, est considéré comme « une figure de proue du documentaire russe contemporain et a un regard critique sur la classe politique de son pays. La rétrospective comprendra sept films, dont le plus récent, Gorbachev. Heaven, portrait avec entrevue de l’ancien dirigeant soviétique maintenant engoncé dans ses souvenirs.

Enfin, parmi les titres internationaux, on note la présence de A Night of Knowing Nothing de Payal Kapadia, couronné de L’Oeil d’or (Prix du documentaire) au Festival de Cannes cette année. Ce film s’intéresse à la correspondance entre deux amoureux soumis à l’archaïsme du système des castes en Inde.

Les projections du festival auront lieu à la Cinémathèque québécoise, aux Cinémas du Parc et du Musée, au Cinéma Quartier latin et au Centre Pierre-Péladeau pour les activités professionnelles.

Consultez le site des Rencontres internationales du documentaire de Montréal