Après une absence de quelques mois sur les écrans, Le club Vinland reprendra l’affiche partout au Québec dès le 6 août, a appris La Presse.

Marc-André Lussier
Marc-André Lussier La Presse

Sorti le 2 avril, soit un an plus tard que prévu, le très beau film de Benoit Pilon (Ce qu’il faut pour vivre, Iqaluit) avait été retiré de la circulation deux semaines plus tard par le distributeur, Les Films Opale, en raison d’un resserrement des mesures sanitaires. À cette époque, le gouvernement québécois avait instauré un couvre-feu à 20 h, et la distanciation entre les spectateurs passait de 1,5 mètre à 2 mètres, rendant ainsi peu viable l’exploitation de longs métrages dans les salles de cinéma.

Maintenant que les conditions sont beaucoup plus favorables, Le club Vinland pourra reprendre une carrière qui s’annonçait déjà prometteuse au box-office. Lauréat de trois prix Iris au Gala Québec Cinéma, dont celui attribué à la meilleure interprétation masculine dans un premier rôle (Sébastien Ricard), le drame historique, écrit par Normand Bergeron, Marc Robitaille et Benoit Pilon, s’inscrit dans la lignée de films comme Dead Poets Society et Les choristes.

Distribution de haut vol

Sébastien Ricard, excellent, y est entouré d’une distribution de haut vol, de laquelle font notamment partie Rémy Girard, François Papineau, Fabien Cloutier, Émilie Bibeau et le jeune Arnaud Vachon. Campé à la toute fin des années 1940, le récit présente le parcours d’un frère enseignant qui, dans le Québec d’avant la Révolution tranquille, inculque à ses élèves des notions de curiosité et le sens de l’aventure, au grand dam de ses supérieurs et des bonzes du clergé.

Il est à noter qu’au moment où défile le générique de fin de ce film évoquant l’importance des éducateurs, les noms des acteurs sont accompagnés du nom d’un(e) enseignant(e) les ayant personnellement marqués.