À quelques jours de la cérémonie des Golden Globes, la Hollywood Foreign Press Association (HFPA) répond aux critiques concernant la diversité de son panel et promet un plan d’action.

Léa Carrier Léa Carrier
La Presse

Une enquête du Los Angeles Times révélait plus tôt cette semaine des pratiques douteuses au sein de la HFPA, qui décerne les premières statuettes de la saison, dont le manque de diversité de son corpus. Sur ses 87 membres, l’organisation ne compte pas un seul journaliste noir.

La HFPA a réagi à la critique - qui avait fait couler beaucoup d’encre sur les réseaux sociaux - dans un communiqué diffusé jeudi.

« Nous sommes pleinement engagés à ce que nos membres reflètent les communautés du monde entier qui aiment le cinéma, la télévision et les artistes qui les inspirent et les éduquent. Nous comprenons que nous devons faire appel à des membres noirs, ainsi qu’à des membres d’autres milieux sous-représentés, et nous travaillerons immédiatement à mettre en œuvre un plan d’action pour atteindre ces objectifs dès que possible. »

Par ailleurs, la HFPA a souligné que son corpus était majoritairement féminin, et que 35 % de ses journalistes provenaient de pays non européens. Selon un porte-parole, l’organisation étudie également la possibilité de modifier ses règles afin d’élargir son bassin de candidats.

Ce n’est pas la première fois que les Golden Globes sont pointés du doigt pour leur manque de représentativité. Plus tôt cette année, l’absence de plusieurs productions noires acclamées par la critique - dont la série de Michaela Coel I May Destroy You -, de la liste des nominés avait suscité de l’incompréhension et de la grogne dans le milieu.