Les dirigeants du festival 48 images seconde, évènement français consacré au cinéma québécois, font d’une pierre deux coups cette semaine : ils présentent en ligne une compétition de courts métrages et lancent une plateforme destinée uniquement au septième art, version Québec.

André Duchesne André Duchesne
La Presse

La 11e présentation de ce festival qui se tient annuellement à Florac, commune sise dans le département de la Lozère, près du parc national des Cévennes, devait avoir lieu du 15 au 19 avril avec, en ouverture, la projection du long métrage Kuessipan, de Myriam Verreault. Évidemment, la pandémie de coronavirus a tout chamboulé.

L’évènement a quand même lieu depuis lundi grâce à une collaboration entre 48 images seconde et le festival québécois Plein(s) Écran(s), qui se tient chaque année en janvier sur Facebook.

Résultat : toute la compétition des courts métrages qui devaient être projetés au festival 48 images seconde est actuellement en ligne sur la plateforme de Plein(s) Écran(s). Les films retenus pourront y être vus jusqu’au 9 mai.

Plateforme unique

Le festival 48 images seconde a été fondé afin de combler l’espace laissé vacant par l’abandon, en 2015, de l’évènement Cinéma du Québec à Paris, nous expliquait le fondateur et directeur général de l’évènement, Guillaume Sapin, rencontré en mars dernier durant les Rendez-vous Québec Cinéma.

« Depuis que je me suis installé dans les Cévennes il y a quelques années, j’ai racheté un vidéoclub. Et avec quelques amis, j’ai monté un ciné-club », raconte M. Sapin.

Nous faisions des rencontres thématiques de cinéma. En 2015, le thème a été l’histoire du cinéma québécois. Ça a tellement bien marché que nous avons décidé de continuer. Et avec la fin de Cinéma du Québec à Paris, il y avait cette place à prendre.

Guillaume Sapin

Preuve que l’évènement est en expansion, cette 11e présentation devait être l’occasion de lancer « Mon cinéma québécois en France », une plateforme permanente consacrée au cinéma québécois dans l’Hexagone. À la suite du report d’avril, celle-ci a été lancée lundi.

Un premier coup d’œil à cette plateforme en ligne laisse voir du travail minutieux et de qualité. On y retrouve près de 200 fiches consacrées à des films québécois (avec un outil pour les rechercher par genre), de longs entretiens sous forme de questions-réponses avec des artisans québécois qui sont passés par Florac depuis 2017, un blogue et même une boutique de DVD.

La Délégation générale du Québec à Paris, la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) et le ministère québécois de la Culture et des Communications font partie des partenaires financiers du festival 48 images seconde. Québec et le site filmsquebec.com sont des partenaires de la nouvelle plateforme.

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