Les 38es Rendez-vous Québec Cinéma s’amorcent mercredi avec la projection du long métrage Les nôtres, de Jeanne Leblanc. Suivront 10 jours de projections, conférences et activités de toutes sortes liées au cinéma d’ici et à ses artisans.

André Duchesne André Duchesne
La Presse

Soirées Tapis bleu

Les soirées Tapis bleu, ce sont six projections de longs métrages, fiction et documentaires, en grande première. Deux d’entre elles ont lieu « sur réservation », soit Les nôtres (séance publique le 5 mars à 18 h 15 au Quartier latin) et Flashwood, premier film signé Jean-Carl Boucher. Les autres films sont Femmes de casernes, de Louise Leroux, documentaire consacré aux rares pompières du Québec; Résistance : la police face au mur, documentaire de Charles Gervais sur un projet de lutte contre l’exploitation sexuelle à Longueuil; la fiction Mont Foster, de Louis Godbout, mettant en vedette Laurence Leboeuf, Patrick Hivon et Lucie Laurier; et, en clôture, le documentaire Jukebox : un rêve américain fait au Québec, de Guylaine Maroist et Éric Ruel, une incursion dans la musique des années 60 à travers le personnage de Denis Pantis.

Au Quartier latin : horaires variés

Leçons de cinéma

PHOTO YAN DOUBLET, ARCHIVES LE SOLEIL

Louise Archambault. En 2019, la cinéaste a signé deux œuvres, Il pleuvait des oiseaux et Merci pour tout.

Quatre leçons de cinéma, des évènements toujours très courus, ponctueront ces 38es RVQC. Quatre leçons pour mieux connaître le métier des artisans. Quatre leçons pour connaître l’histoire derrière une œuvre. Le samedi 29 février, le directeur photo Yves Bélanger parlera de son travail auprès de grands réalisateurs tels Xavier Dolan et Clint Eastwood. Le 1er mars, ce sera au tour de Sophie Deraspe (Antigone), qui touche à tout (scénario, fiction, documentaire, direction photo). Louise Archambault (Il pleuvait des oiseaux) lui succède le 2 mars. Enfin, la monteuse Dominique Fortin nous initiera à son métier, « le plus beau du monde », le mercredi 4 mars.

À la Cinémathèque québécoise, à 19 h 30

Gala Prends ça court !

PHOTO FOURNIE PAR LES RVQC

Le film Aimé de Fanny Mallette est l’un des finalistes aux prix du gala Prends ça court !.

De tous les galas québécois, et il y en a beaucoup, Prends ça court ! est de loin le plus survolté et déjanté. Et vous savez quoi ? Il n’est pas télévisé ! La 16e édition de cet évènement fou qui célèbre le court métrage québécois revient cette année après un an de pause. Avec le comédien Marc Beaupré à l’animation et des tonnes de vedettes invitées à jouer aux présentateurs pour désigner les gagnants parmi les 63 œuvres choisies. La soirée se divise en deux parties avec un spectacle du groupe Les Shirley.

À la Cinémathèque québécoise, le 3 mars, avec tapis rouge (18 h), gala (19 h) et party (22 h)

Du côté des documentaires

PHOTO FOURNIE PAR LES RVQC

Une scène du documentaire Maisonneuve de Nicolas Wadimoff

Les RVQC constituent une plateforme de lancement parfaite pour plusieurs documentaires québécois. Cette année, on dénombre 12 longs métrages documentaires présentés en première. Ainsi, Le château, de Denys Desjardins, s’intéresse au sort d’une femme de 86 ans qui, tout en voyant sa mémoire s’effacer, doit affronter un déménagement. Maisonneuve, de Nicolas Wadimoff, plonge dans un projet tenu au collège Maisonneuve dans l’espoir de faire échec à la radicalisation. La nuit de la poésie 1991, de Jean-Claude Labrecque et Jean-Pierre Masse, est une version inédite de l’évènement filmé le 15 mars 1991. Quant à Ralentir, de Jeannine Gagné, il nous entraîne dans les pas de Rita, une femme vivant seule et déterminée à être heureuse dans son petit univers.

Lieux et horaires variés

Présentations spéciales

PHOTO FOURNIE PAR LES RVQC

Une scène de la saison 3 de la série Écrivain public

Que serait un festival sans présentations spéciales ? Les RVQC en suggèrent 7 au cours des 11 jours de festivités. Parmi les œuvres à voir, notons la projection intégrale de la saison 3 de la websérie Écrivain public, avec Emmanuel Schwartz, l’hommage à Yolande Simard Perrault avec une projection du documentaire La fille du cratère, un coup d’œil sur le festival 48 images secondes qui a lieu chaque année à Florac en France et où le cinéma québécois est célébré. On pourra aussi visionner les copies restaurées de trois films québécois, dont deux de Suzanne Guy, Les bleus au cœur et C’est comme une peine d’amour.

Lieux et horaires variés

Grand rendez-vous Radio-Canada

PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA

C’est comme ça que je t’aime sera diffusée sur l’Extra de Tou.tv.

Chaque année, on parle un peu télévision au RVQC avec l’évènement Grand rendez-vous Radio-Canada. C’est l’occasion, pour la société d’État, de proposer l’une de ses nouveautés avec le public, le temps d’une soirée. Cette année, place à la nouvelle série C’est comme ça que je t’aime, de François Létourneau et Jean-François Rivard. Campée en 1974, l’histoire est celle de deux couples en crise qui, pour soigner leur vie conjugale chancelante, se lancent dans des activités criminelles. Les deux premiers épisodes de la série seront projetés en présence de plusieurs membres de la distribution. Aussi au menu : jeu-questionnaire sur l’année 1974 et des surprises.

Le 5 mars à 19h30 à la Cinémathèque québécoise

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