(Paris) Les Festivals de cinéma de Cannes, Berlin et Venise ont salué jeudi la mémoire de l’acteur américain Kirk Douglas, décédé mercredi à 103 ans, « comédien mémorable » pour le Festival de Cannes, où il avait présidé le jury en 1980.

Agence France-Presse

Pour Brigitte Bardot, Kirk Douglas « reste immortel dans nos souvenirs et dans nos cœurs ». Avec la star américaine, « se referme le grand livre d’or du cinéma américain et je perds avec lui une tendre amitié qui durait depuis 67 ans », a-t-elle déclaré à l’AFP.

« En 1980, le Festival avait l’immense honneur d’accueillir Kirk Douglas à la tête d’un jury qui couronna All That Jazz de Bob Fosse et Kagemusha d’Akira Kurosawa... Souvenirs émus de l’homme, hommage au comédien légendaire et pensées pour ses proches », a tweeté le Festival de Cannes.

« C’était un très bel homme, qui avait beaucoup de prestance, un physique. On ne fait pas une carrière à Hollywood si on n’a pas ça. C’est l’équivalent des grands, Burt Lancaster, Marlon Brando, Montgomery Clift, Gary Cooper », a indiqué de son côté à l’AFP l’ancien président du Festival Gilles Jacob à l’AFP. C’était « un personnage entier, très puissant, qui s’est fait tout seul, qui avait une volonté farouche », a-t-il ajouté.

Kirk Douglas, qui parlait très bien français, était venu en compétition à Cannes avec L’emprise du crime de Lewis Milestone (1947) et Histoires de détective (1952) de William Wyler, et y avait rencontré sa deuxième femme, Anne Buydens, avec qui il était marié depuis 1954. Il avait fait partie deux fois du jury, comme simple juré en 1970 puis comme président du jury en 1980.

« C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la mort de la légende d’Hollywood Kirk Douglas, l’un des derniers géants de l’âge d’or du cinéma. Au cours de sa longue vie, il a reçu d’innombrables récompenses, dont un Ours d’or d’honneur », a réagi pour sa part le Festival du film de Berlin.

« Au revoir, Kirk Douglas (1916-2020) », a tweeté la Mostra de Venise, en postant une photo de l’acteur à Venise en 1953 et en citant une de ses phrases : « Tous les enfants sont des acteurs naturels, et je suis toujours un enfant ».

Pour le ministre français de la Culture, « tant de nos souvenirs de cinéma sont habités de son visage ». « Ses amis s’appelaient John Wayne, Bacall, Lancaster ; cet âge d’or, il en était le dernier témoin. Il nous reste les films », a ajouté Franck Riester sur Twitter.