Quelque 300 personnes liées au monde du cinéma dénoncent la fermeture des salles en zone rouge, alors que celles-ci « ne sont associées à aucune éclosion de COVID-19 depuis leur réouverture ».

André Duchesne André Duchesne
La Presse

Dans une lettre adressée au premier ministre du Québec, François Legault, et intitulée « Les salles de cinéma ne doivent pas servir de bouc émissaire », les signataires rappellent que cette deuxième fermeture des cinémas dans les zones dites rouges pour 28 jours équivaut à priver cinq millions de Québécois à ces lieux qui ont pourtant fait la démonstration du respect des mesures sécuritaires demandées par la santé publique.

« Compte tenu de l’impact de cette décision, nous exhortons votre gouvernement à rassurer la population sur la sécurité des salles de cinéma et sur le fait que leur fermeture n’a rien à voir avec un risque qu’elles représentent et à compenser très rapidement les salles de cinéma, les distributeurs et leurs partenaires pour les pertes encourues à la suite de cette décision », lit-on dans cette missive.

Les signataires se disent conscients que la courbe des éclosions a remonté depuis quelques semaines et qu’il fallait passer « un message fort pour secouer la population ». Mais pourquoi alors serrer la vis là où il n’y a pas de cas d’éclosions ?

« Étant donné que les salles de cinéma ne sont associées à aucune éclosion de COVID-19 depuis leur réouverture, pourquoi sévir contre des citoyens corporatifs exemplaires qui ne contribuent pas à la propagation du virus ? », demande-t-on.

Signée autant par des réalisateurs que des producteurs, acteurs, scénaristes, propriétaires de salles et autres, la lettre est aussi adressée à la ministre de la Culture Nathalie Roy, au ministre de la Santé et des Services sociaux Christian Dubé, au ministre de l’Économie et de l’Innovation Pierre Fitzgibbon ainsi qu’à Horacio Arruda, directeur général de la santé publique.