(Paris) La fédération des cinémas a lancé lundi un appel à l’aide face au faible nombre de films distribués en salle, et demandé « un acte fort » au gouvernement.

Agence France-Presse

« Les cinémas sont désemparés devant l’absence de perspective de reprise de leur marché », lance la Fédération nationale des cinémas français (FNCF) dans un communiqué.

« Un mois après leur réouverture, et avec une chute de la fréquentation de près de 70 %, les cinémas font face à une crise sans précédent qui les fragilise de manière profonde », selon la FNCF. « Les spectateurs sont pourtant au rendez-vous des quelques films que certains distributeurs ont eu le courage de sortir à la réouverture des cinémas, mais force est de constater que l’offre de films est insuffisante ».

Le Grand Rex, complexe parisien de 7 salles de cinéma depuis 1932, parmi les plus grands d’Europe, fermera en août pour la première fois de son histoire, en raison de la baisse de fréquentation et de l’absence de blockbusters, conséquence de la crise sanitaire.

« Entre la baisse de fréquentation et l’offre trop faible de films notamment américains qui tirent habituellement la fréquentation l’été, nous avons décidé de fermer nos portes à partir du 3 août au soir. Notre réouverture fin août dépendra des films à l’affiche », a indiqué lundi à l’AFP Alexandre Hellmann, directeur du Grand Rex.

Des films américains sont déprogrammés et les sorties de beaucoup de films français sont repoussées, explique la FNCF.

Disney a annoncé jeudi le report sine die de son film à gros budget Mulan, version en prise de vue réelle du célèbre dessin animé. En revanche, plusieurs fois reporté, Tenet de Christopher Nolan, sur lequel comptent les exploitants de salle pour faire redémarrer la fréquentation, sortira dans plusieurs pays dont la France le 26 août.

La FNCF demande que le gouvernement, « de manière extrêmement urgente, prenne un acte très fort et très ambitieux de refinancement des salles de cinéma ».

Les cinémas demandent une prolongation de l’exonération des charges sociales et du chômage partiel, des mesures sur les loyers, une renégociation des frais bancaires, mais également des mesures sectorielles, sur lesquelles travaillent la FNCF et le CNC.