Les suggestions de notre journaliste pour le temps des fêtes.

André Duchesne André Duchesne
La Presse

Love Actually, de Richard Curtis (2003) 

Invraisemblable, mal construit, racoleur et avec certains personnages peu respectueux des femmes, Love Actually demeure tout de même un film chouchou parce qu’il nous dit qu’au-delà des cadeaux, des décorations, des repas bien arrosés et de la musique, Noël est le moment de célébrer certaines valeurs fondamentales. On les connaît bien : la famille, l’amour, l’amitié. Porté par une distribution tout étoile, ce film choral possède une grande qualité, celle de traiter des histoires de cœur sous différents angles. Il y a des amours naissants, d’autres qui se terminent mal, d’autres qui ne décolleront jamais. Il y a des amours charnels, fraternels, filiaux. 

When Harry Met Sally…, de Rob Reiner (1989) 

PHOTO FOURNIE PAR COLUMBIA PICTURES

Meg Ryan et Billy Crystal dans When Harry Met Sally…, de Rob Reiner

Ceci est choix très personnel, car cette comédie romantique n’est pas nécessairement classée dans les répertoires de films de Noël. Qu’importe ! Elle l’est dans notre esprit et nous l’écoutons pratiquement chaque année. Campée sur une douzaine d’années, l’histoire est traversée de deux longues scènes, dont la finale, qui se passent en fin d’année. Le passage où l’on entend Bing Crosby chanter Have Yourself a Merry Little Christmas est mémorable. Épicés, percutants, les dialogues de Nora Ephron sont à mourir de rire et New York est magnifiquement filmé. 

Home Alone 2, de Chris Columbus (1992)

PHOTO FOURNIE PAR TWENTIETH CENTURY FOX

Joe Pesci, Macaulay Culkin et Daniel Stern dans Home Alone 2: Lost in New York, de Chris Columbus

Encore New York ?! Oui, pourquoi pas ? Mais cette fois, nous voici dans le grand chic de l’hôtel Plaza de la 5e Avenue où l’espiègle et très dégourdi Kevin (Macaulay Culkin) mène la grande vie tout en essayant d’échapper aux deux escrocs de second ordre que sont Harry (Joe Pesci) et Marvin (Daniel Stern). En parallèle, comment résister à l’histoire d’amitié que noue Kevin avec la dame aux pigeons (Brenda Fricker) dans Central Park ? Un film popcorn qui nous fait pousser des « awwwwwgh » de bonheur.

Joyeux Noël, de Christian Carion (2005) 

PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE

Diane Kruger dans Joyeux Noël, de Christian Carion

Contrastant avec les autres films de cette liste, ce long métrage est, étonnamment, basé sur une histoire vraie et documentée. À Noël 1914, dans le nord de la France, alors que la Première Guerre mondiale s’embourbait dans des tranchées immondes, des soldats français, britanniques (d’Écosse) et allemands ont fait la trêve pour célébrer Noël ensemble. Comme s’ils voulaient confirmer l’affirmation voulant que ce ne sont pas les soldats, mais les gouvernements qui font les guerres. Diane Kruger, Guillaume Canet, Dany Boon et Benno Fürmann font partie de la distribution.

Miracle on 34 th Street, de George Seaton (1947)

PHOTO FOURNIE PAR TWENTIETH CENTURY FOX

Edmund Gwenn et Marlene Lyden dans Miracle on 34 th Street, version de 1947. M. Gwenn a remporté l’Oscar du meilleur second rôle pour son interprétation du père Noël.

Choisissez votre version ! Celle de George Seaton a balisé le chemin. Dans ce film mettant en vedette Maureen O’Hara, Edmund Gwenn et la regrettée Natalie Wood, un homme qui prétend être Santa Claus doit aller jusqu’en cour afin de prouver son identité. Le film s’amorce durant le défilé de Thanksgiving à New York, et le magasin Macy’s est au centre de l’intrigue. Fort de trois Oscars, le film est inscrit pour préservation perpétuelle au National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès des États-Unis. Le film a eu plusieurs remakes, dont le plus connu est sans doute celui de 1994.