Il faut le voir pour le croire ! De quoi parle-t-on ? Du totalitarisme stalinien. Du contrôle des masses par l’appareil soviétique.

 André Duchesne André Duchesne
La Presse

Le 5 mars 1953, le camarade Joseph Staline, dit le Père des peuples, meurt après un règne de 30 ans sur l’URSS. Dès lors, un ballet de cérémonies grandioses à sa mémoire traverse le pays dans tous ses fuseaux horaires. Des hommages et des funérailles qui ont été documentés largement sur pellicules, à partir desquelles le réalisateur Sergei Loznitsa a construit son film.

Durant les 135 minutes de la projection, on assiste, tétanisé, à ces cérémonies qui dépassent l’entendement. Il faut voir tous ces gens s’arrêter en même temps pour apprendre la mort du dirigeant. Il faut les voir défiler, souvent en larmes, devant la dépouille du défunt. Il faut voir ces rivières de fleurs, ces amoncellements de couronnes pour comprendre qu’il y a quelque chose qui cloche dans cette unanimité nationale.

Trois ans plus tard commencera ce qu’on appelle la déstalinisation, alimentée par des chiffres ahurissants : sous le régime stalinien, quelque 27 millions de personnes ont été massacrées dans des purges et 15 millions d’autres sont mortes de faim.

Au Quartier latin (salle 10) à 14 h, dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM)

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