L’histoire, vraie, de Fordlandia est un exemple aussi parfait que désolant de néocolonialisme sauvage. De 1928 à 1945, Henry Ford fait sortir de terre cette cité ouvrière afin de produire du caoutchouc pour les pneus de ses voitures.

André Duchesne André Duchesne
La Presse

L’aventure est un échec et de nombreux travailleurs locaux, exploités et mal nourris, y laissent leur vie.

Après le retrait de Ford, la ville installée au cœur de l’Amazonie brésilienne devient pratiquement inhabitée.

La cinéaste portugaise Susanna De Sousa Dias revient sur son histoire avec des images à la fois spectaculaires et troublantes. De plans extérieurs, dont certains filmés par des drones, on passe à la visite des lieux désaffectés.

Le noir et blanc s’impose. Des commentaires de résidants sont entendus en voix hors champ. Ces archives témoignent du climat désolant qui a pu régner ici.

À noter : ce film de 41 minutes est précédé de courts métrages.

À la Cinémathèque québécoise jeudi, 18 h 15, et au Cinéma du Parc (salle 2), samedi, 16 h.