Une cabane brinquebalante au bord d’une route dans le Sahara algérien. Le vent et quelques animaux chétifs tiennent compagnie à Malika, maîtresse des lieux. Pas de mari. Pas d’enfant.

André Duchesne André Duchesne
La Presse

« J’accepte mon sort », dit-elle à un client de passage. Car ils sont nombreux, les clients, à briser le quotidien de cette femme qui tient en fait un café dans sa modeste demeure. On s’y arrête, seul ou en groupe. On mange. On boit. Parfois même, on fait une petite fête. Comme dans cette scène, poignante, d’un groupe de chanteurs et musiciens jouant une pièce si entraînante que Malika se lève et exécute quelques pas. Avant que le silence ne se referme de nouveau sur son royaume.

Les cinéphiles qui ont la bougeotte trouveront peut-être le temps long dans ce huis clos du bout du monde d’une centaine de minutes. Il reste que l’histoire de Malika est singulière. Le magazine Variety a employé la jolie expression de « road movie inversé » pour parler de ce film. C’est tout à fait exact.

À la Cinémathèque québécoise, le 15 novembre, 18 h, et au Cinéma du Parc (salle 3), le 16 novembre, 18 h 15