Qui n’a pas déjà eu une petite envolée sentimentale sur un moment tendre de sa vie passée qu’il ou elle aimerait revisiter ? Dans La belle époque, film de Nicolas Bedos, ça devient possible pour qui en a les moyens.

André Duchesne André Duchesne
La Presse

Dans ce Westworld nouveau genre dont les personnages sont de vrais acteurs, des clients peuvent retourner vivre une période historique de leur choix.

Mis à la porte par son épouse Marianne (Fanny Ardant), Victor (Daniel Auteuil) décide de retourner le jour du 16 mai 1974 à Lyon, où il a rencontré sa future femme. Celle-ci est incarnée par Margot (lumineuse Doria Tellier), maîtresse d’Antoine (Guillaume Canet), le metteur en scène de ces reconstitutions.

Comme on s’y attend, Victor tombera amoureux fou de Margot. Après une scène d’ouverture déroutante, le film prend peu à peu son envol vers une touchante comédie romantique.

Une comédie qui a l’intelligence d’interroger nos rapports avec le passé, la modernité et la vieillesse. Bref, avec le temps, ce rouleau compresseur qui passe.

À noter que la direction photo du film est signée par le Québécois Nicolas Bolduc.

Au Cinéma Impérial samedi à 17 h et le 13 novembre à 17 h 30