(Paris) Avec Ford v. Ferrari, film d’action à gros budget « à l’ancienne », sans superhéros ni profusion d’effets spéciaux, qui sort la semaine prochaine en Europe, le réalisateur américain James Mangold rend hommage à la mythique course d’endurance automobile et à ses protagonistes.

Agence France-Presse

Avengers : Endgame, Le Roi Lion, Toy Story 4, Captain Marvel… La liste des plus gros succès commerciaux de l’année 2019 regorge jusqu’ici de dessins animés, d’adaptations, de suites et de héros en costumes moulants. 

De quoi faire regretter à James Mangold le bon vieux des temps des superproductions hollywoodiennes « qui n’étaient pas entièrement tournées dans des studios, devant des fonds verts ».

« Quand Hollywood faisait de gros films, mais pas forcément pour des enfants de 12 ans », avait insisté le réalisateur américain en septembre, lors du Festival du film de Toronto où le film était présenté.

À travers l’amitié entre le pilote Ken Miles et l’ex-pilote reconverti en patron d’écurie Carroll Shelby, son Ford v Ferrari raconte comment le constructeur américain Ford a tenté de redorer son blason en s’attaquant au mythe Ferrari lors de l’édition 1966 de la célèbre course de 24 heures.

« Les sports mécaniques ne sont pas qu’une affaire d’essence et d’huile de moteur, mais aussi de sang, de sueur et de personnalités », plaidait l’interprète de Ken Miles, Christian Bale, lors de la promotion du film en mai.

« Nous avons là deux personnages extraordinaires et c’est le côté humain qui prend le dessus », estimait l’acteur gallois, qui voit en Miles un pilote à la fois « excentrique, passionné et un peu fou » confronté à un « danger omniprésent » que le film n’occulte pas, bien au contraire.

« C’est comme une déclaration d’amour à ces gars-là, ajoutait Matt Damon, qui campe Carroll Shelby. Le regard porté sur cette amitié la rend encore plus forte que le sport en lui-même. »

Mangold, dont le budget pour ce film avoisine les 100 millions de dollars, a voulu éviter les effets spéciaux pour les principales scènes de course afin de ne pas donner l’impression à ses acteurs de « jouer dans un caisson ».

« Vous pouvez dire que c’est passé de mode ou un retour en arrière, ça me va », assume-t-il.

Ses deux interprètes principaux ont tout de même été secondés par des pilotes professionnels au volant des bolides d’époque construits pour l’occasion.