Ces personnalités marqueront l’actualité cinématographique d’ici la fin de l’année.

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

Anouk Aimée : la grâce, 50 ans plus tard

Plus de 50 ans plus tard, le couple mythique d’Un homme et une femme est de nouveau réuni. Les plus belles années d’une vie, dans lequel Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant reprennent leurs personnages créés en 1966, a obtenu un accueil très chaleureux au Festival de Cannes plus tôt cette année. L’actrice, sans âge malgré ses 87 ans, a souvent déclaré que sa vie était indissociable du cinéma de Claude Lelouch. « Je ne peux que ressentir, je ne peux pas dire… », a-t-elle déclaré au micro de RTL. À l’affiche le 27 septembre.

Antonio Banderas : alter ego

Grâce à sa performance dans Dolor y gloria (Douleur et gloire), le film-somme de Pedro Almodóvar (en salle le 18 octobre après un passage au Festival du nouveau cinéma de Montréal), Antonio Banderas a obtenu le printemps dernier le prix d’interprétation masculine du Festival de Cannes. Cet automne, l’acteur espagnol sera aussi à l’affiche de The Laundromat, le plus récent film de Steven Soderbergh. Dans ce drame inspiré par l’affaire des Panama Papers, qui sera diffusé par Netflix à compter du 1er novembre, Banderas donne la réplique à Meryl Streep et à Gary Oldman.

Juliette Binoche : femme invisible

Dans Celle que vous croyez, le nouveau film de Safy Nebbou (L’empreinte de l’ange), Juliette Binoche incarne avec brio une femme dans la cinquantaine qui, plutôt que de devenir « invisible », s’invente une nouvelle identité sur les réseaux sociaux et se laisse prendre au piège de l’amour avec un jeune homme (François Civil). À l’affiche au Québec le 27 septembre. On suivra aussi de très près La vérité. Dans ce film de Hirokazu Kore-eda (Une affaire de famille) tourné à Paris, qui a ouvert la Mostra de Venise avant-hier, Juliette Binoche donne la réplique à Catherine Deneuve et à Ethan Hawke.

Jessica Chastain : à faire peur

Dans It Chapter Two (6 septembre), nouveau chapitre inspiré du roman de Stephen King, Jessica Chastain incarne Beverly Marsh. Cette dernière a fait partie, 27 ans plus tôt, des sept membres du Losers’ Club, terrifiés par Pennywise et son allure de clown. Lors de l’évènement Comic-Con tenu cet été à San Diego, l’actrice a révélé qu’elle était recouverte de sang dans la plupart des scènes. « Ça m’a littéralement torturée, je ne savais pas que ça allait être comme ça pendant tout le film ! » Soulignons aussi la présence de Xavier Dolan dans le rôle d’Adrien Mellon.

Matt Damon : course de fond

Avec Christian Bale, Matt Damon est la tête d’affiche de Ford v Ferrari (15 novembre), un drame biographique à haut indice d’octane, réalisé par James Mangold (Walk the Line, Logan). L’interprète de Jason Bourne se glisse cette fois dans la peau de l’ingénieur Carroll Shelby qui, stimulé par le talent du pilote Ken Miles, a construit une voiture révolutionnaire pour rivaliser avec Ferrari à la course des 24 Heures du Mans en 1966. Auparavant, Matt Damon aura aussi été vu, le 15 octobre, dans Jay and Silent Bob Reboot, un film de son pote Kevin Smith (Dogma).

Tom Hanks : un homme bon

L’acteur, deux fois lauréat d’un Oscar dans les années 90 (Philadelphia, Forrest Gump), enfile cette fois la veste de laine du célèbre Fred Rogers, véritable icône de la culture américaine. Dès 1968, l’homme de foi a créé une émission de télévision à la hauteur des jeunes enfants, dans laquelle il misait davantage sur le dialogue avec eux plutôt que sur des éléments clownesques. Marielle Heller (Can You Ever Forgive Me ?) est aux commandes d’A Beautiful Day in the Neighborhood (22 novembre), qui met aussi en vedette Matthew Rhys dans le rôle d’un journaliste.

Yves Jacques : enfin !

Abonné aux rôles de soutien au cinéma alors qu’on lui confie de grandes partitions au théâtre, Yves Jacques a cette fois enfin l’occasion de mordre à belles dents dans un rôle principal. André Forcier (Au clair de la lune, Embrasse-moi comme tu m’aimes) a en effet confié à l’acteur le rôle du frère Marie-Victorin dans Les fleurs oubliées (25 octobre). Ce dernier, qui s’ennuie là où il est, revient en effet d’entre les morts pour aider un apiculteur (Roy Dupuis) ayant besoin d’aide. « Avec Forcier, tu sais que tu t’embarques dans une fantaisie poétique et c’est très exaltant ! », a déclaré Yves Jacques.

Angelina Jolie : une sorcière pas comme les autres

On ne l’a pas vue sur un écran de cinéma depuis Beyond the Sea, un film dont elle signait la réalisation et dans lequel elle donnait aussi la réplique à son ex-mari Brad Pitt. Pour son grand retour, Angelina Jolie a choisi de remettre le couvert en incarnant de nouveau le personnage de sorcière de Maléfique. Soixante ans après La belle au bois dormant, on nous propose en effet Maleficent – Mistress of Evil (18 octobre), un deuxième volet en prises de vue réelles, cette fois réalisé par Joachim Rønning (Pirates of the Caribbean : Dead Men Tell No Tales). Elle Fanning et Michelle Pfeiffer sont aussi de la partie.

Magalie Lépine-Blondeau : en route vers les Îles

PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE

Magalie Lépine-Blondeau et Julie Perreault dans Merci pour tout, un film de Louise Archambault

Après La femme de mon frère, où son rôle fut marquant, Magalie Lépine-Blondeau sera à Noël, avec Julie Perreault, la tête d’affiche de Merci pour tout, une comédie en forme de road movie, écrite par Isabelle Langlois, scénariste de l’excellente série télévisée Lâcher prise. Réalisé par Louise Archambault (qui offrira aussi Il pleuvait des oiseaux le 13 septembre), le film relate le périple de deux sœurs se rendant aux Îles-de-la-Madeleine pour répandre les cendres de leur père. Magalie Lépine-Blondeau sera aussi vue en novembre dans La rivière sans repos, un film de Marie-Hélène Cousineau et Madeline Ivalu, inspiré du roman de Gabrielle Roy.

Helen Mirren : reine de cœur

Dame Helen Mirren, lauréate d’un Oscar grâce à The Queen, excelle dans tout, même dans les films d’action (Hobbs & Shaw). Dans The Good Liar, nouveau thriller de Bill Condon (Dreamgirls, Beauty and the Beast), l’actrice britannique se glisse dans la peau d’une femme de qui tombera amoureux un escroc professionnel (Ian McKellen). Ce dernier pensait d’abord l’arnaquer en la séduisant sur un site de rencontres, mais il se laisse prendre à son propre jeu… À l’affiche le 15 novembre.

Clive Owen : d’Ang Lee à François Girard

Le personnage que Clive Owen incarne dans Gemini Man (11 octobre), nouveau film d’Ang Lee (Brokeback Mountain, Life of Pi), tire les ficelles de ce thriller dans lequel Will Smith tient un double rôle. En décembre, l’acteur sera, avec Tim Roth, la vedette de The Song of Names, une adaptation du roman de Norman Lebrecht dont François Girard (Le violon rouge, Hochelaga, terre des âmes) signe la réalisation. Le récit est construit autour de la recherche d’un ami d’enfance, mystérieusement disparu pendant la Seconde Guerre mondiale.

Robert Pattinson : mystérieux phare

Robert Pattinson sera vu cet automne dans The Lighthouse (novembre). Prix de la critique à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes, ce film de Robert Eggers, en noir et blanc, se déroule dans une lointaine et mystérieuse île de la Nouvelle-Angleterre à la fin du XIXe siècle. L’acteur est aussi l’une des têtes d’affiche de Waiting for the Barbarians, nouveau film du cinéaste colombien Ciro Guerra (Les oiseaux de passage), en lice pour le Lion d’or de la Mostra de Venise cette année. Robert Pattinson donne par ailleurs la réplique à Timothée Chalamet dans The King, un film de David Michôd que présentera Netflix.

Joaquin Phoenix : sans farce

Une excellente rumeur entoure ce Joker (4 octobre). À la toute veille de son lancement à la Mostra de Venise, où il concourt pour le Lion d’or, ce film de Todd Phillips fait beaucoup saliver les amateurs. Non seulement le scénario consacré à ce personnage périphérique de l’univers de Batman est complètement original, mais la composition de Joaquin Phoenix, qui ne fait jamais rien à moitié, fait aussi rêver. Puisque ce même personnage a valu un Oscar à Heath Ledger il y a 10 ans, Phoenix doit-il déjà s’attendre à une invitation au grand bal ?

Brad Pitt : acteur stratosphérique

Once Upon a Time in... Hollywood nous a rappelé à quel point il correspond à l’idée qu’on se fait d’une star de cinéma. Deux mois plus tard, Brad Pitt change de registre dans un film où il tient le premier rôle. Dans Ad Astra, il revêt le costume d’un astronaute pour s’aventurer jusqu’aux confins du système solaire afin de résoudre un mystère qui menace la survie de la planète. Avec le cinéaste James Gray aux commandes (The Lost City of Z), qui arpente lui aussi de nouveaux territoires, personne ne s’attend à un film de science-fiction classique.

Daisy Ridley : fin de cycle

Son personnage est au cœur de la troisième trilogie d’une série amorcée il y a plus de 40 ans. Daisy Ridley reprend bien entendu son personnage de Rey dans Star Wars : The Rise of Skywalker (L’ascension de Skywalker sera le titre en français), 9e épisode « officiel » de la célèbre franchise (20 décembre), qui y livre le combat de sa vie. Lors de la conférence D23 Expo, tenue la semaine dernière, de nouvelles images ont été montrées, lesquelles suscitent bien entendu un grand engouement sur les réseaux sociaux. Mark Hamill, Billy Dee Williams et la regrettée Carrie Fisher sont aussi mis à contribution.

Saoirse Ronan : retrouvailles

Déjà citée trois fois aux Oscars, Saoirse Ronan retrouve Greta Gerwig, réalisatrice de Lady Bird. Le jour de Noël, les cinéphiles auront l’occasion de découvrir la nouvelle adaptation cinématographique de Little Women (Les quatre filles du docteur March en français). Le roman classique de Louisa May Alcott a souvent été porté à l’écran, autant au grand qu’au petit, mais on sera curieux de découvrir la vision qu’en a la cinéaste. Autour de Saoirse Ronan, Emma Watson, Florence Pugh, Eliza Scanlen, Timothée Chalamet, Meryl Streep et Laura Dern font aussi partie de l’aventure.

Niels Schneider : la guerre intérieure

PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE

Niels Schneider dans Sympathie pour le diable, un film de Guillaume de Fontenay

« Humainement, ce tournage à Sarajevo a été très fort. Dans cette ville, les traces de la guerre sont encore très présentes. C’est un film très important pour moi. » Ainsi s’exprimait Niels Schneider quand La Presse l’a invité à parler de Sympathie pour le diable (29 novembre), une coproduction franco-québécoise réalisée par Guillaume de Fontenay. Dans cette adaptation des récits du correspondant de guerre Paul Marchand, dont le scénario est signé Guillaume Vigneault, Jean Barbe et le réalisateur, l’acteur incarne le regretté journaliste à l’époque où il a couvert la guerre en Bosnie-Herzégovine.

Kristen Stewart : entourée d’anges

Kristen Stewart fait partie du nouveau trio des Charlie’s Angels (15 novembre), après celui formé par Farrah Fawcett, Jaclyn Smith et Kate Jackson dans les années 70 à la télé, puis, dans les années 2000 au cinéma, par Drew Barrymore, Cameron Diaz et Lucy Liu. Cette fois, Elizabeth Banks est aux commandes de cette nouvelle mouture, où l’ancienne vedette de Twilight fait équipe avec Naomi Scott et Ella Balinska. On suivra également le drame biographique Seberg (date de sortie à déterminer), bientôt présenté au TIFF, dans lequel l’actrice se glisse dans la peau de Jean Seberg, vedette d’À bout de souffle.

Taylor Swift : dans la peau d’un chat

Pour son premier rôle important au cinéma, Taylor Swift ne sera pas vraiment loin de sa zone de confort, dans la mesure où elle prête ici son talent à Cats (20 décembre), l’une des comédies musicales les plus populaires de l’histoire. Cependant, la production de cette adaptation cinématographique, réalisée par Tom Hooper (The King’s Speech, Les misérables), ne s’attendait sans doute pas à la volée de bois vert ayant accueilli le lancement de la bande-annonce sur les réseaux sociaux. La poussière étant maintenant retombée, le studio Universal ne change rien à sa stratégie.

Renée Zellweger : quelque part au-dessus de l’arc-en-ciel

Elle a reçu l’Oscar de la meilleure actrice de soutien en 2004 grâce à sa performance dans Cold Mountain, mais, mis à part ses présences dans les films de Bridget Jones, Renée Zellweger n’a pas eu beaucoup l’occasion de briller depuis. Mais voici Judy (27 septembre), un drame biographique réalisé par Rupert Goold (True Story), dans lequel l’actrice incarne Judy Garland, véritable icône du monde de la variété américaine, morte en 1969 à l’âge de 47 ans. L’interprète d’Over the Rainbow aura-t-elle pour Renée Zellweger le même impact qu’Édith Piaf pour Marion Cotillard ?