Avec des recettes estimées à 21 millions de dollars, la comédie Good Boys s’est emparée de la tête du box-office du week-end aux États-Unis et au Canada.

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

Cette performance suscite une certaine surprise, dans la mesure où cette comédie destinée aux adolescents (cotée « 13+ » au Québec), est la première comédie cotée « R » aux États-Unis (les moins de 17 ans ne sont pas admis à moins d’être accompagnés d’un adulte) à se hisser au sommet depuis The Boss en 2016. Écrite et réalisée par Gene Stupnitsky, produite par le tandem Seth Rogen et Evan Goldberg, Good Boys (Bons garçons en version française) met entre autres en vedette Jacob Tremblay, que nous verrons vendredi dans The Death and Life of John F. Donovan, de Xavier Dolan.  

Le film s’attarde à décrire les efforts que font trois préados, prêts à tout pour se faire accepter à un party. Il est à noter que ce film est pratiquement absent des médias québécois ce week-end, car le studio Universal, distributeur du film, n’a pas organisé de projection avant la sortie, du moins, à Montréal. Sur le site de l’agrégateur Rotten Tomatoes, Good Boys obtient pourtant une excellente cote : 80 % (avec 153 critiques recensées).

Fast and Furious Presents : Hobbs & Shaw occupe le second rang (14,1 millions), The Lion King, le troisième (11,9 millions). Derrière ces superproductions à succès, les autres nouveautés de la semaine ne font guère de bruit. Si The Angry Birds Movie 2 a recueilli 10,5 millions (tout juste devant Scary Stories to Tell in the Dark et ses 10 millions), les autres occupent les derniers échelons : 47 Meters Down (Instinct de survie : Piégés en version française), 9 millions. Blinded by the Light (4,1 millions) et Where’d You Go Bernadette (Où es-tu Bernadette en version française) sont par ailleurs des échecs sans appel. Dans ce dernier cas, cette contre-performance — 3,45 millions — est quand même étonnante, dans la mesure où ce film de Richard Linklater, dont la tête d’affiche est Cate Blanchett, a bénéficié d’une très importante campagne publicitaire, notamment à la télévision.

Les chiffres du box-office québécois seront révélés lundi, mais on sait déjà que Menteur, la comédie d’Émile Gaudreault, a maintenant franchi la barre des 5 millions de dollars de recettes. Aucun film original québécois n’avait atteint un tel score depuis De père en flic, du même Gaudreault, il y a 10 ans.  

Source : The Hollywood Reporter et Variety.