(New York) Le principal avocat d’Harvey Weinstein a demandé au juge de ne plus s’occuper de sa défense, laissant le producteur déchu en quête de nouveaux conseils pour son procès pour agressions sexuelles prévu en septembre.

Agence France-Presse

Après s’être séparé en janvier d’un premier avocat, Ben Brafman, Harvey Weinstein — inculpé à New York pour un viol en 2013 et une fellation forcée en 2006 sur deux femmes différentes — avait embauché deux avocats de haut vol, Ronald Sullivan et Jose Baez.

Mais M. Sullivan, également professeur de droit à l’Université de Harvard, a annoncé son retrait en mai, après le report du procès à septembre. 

Il avait essuyé de vives critiques sur le campus et perdu un poste de responsable d’une résidence universitaire pour avoir accepté de représenter le catalyseur du mouvement #metoo.

M. Weinstein a été accusé d’abus sexuels allant du harcèlement au viol par plus de 80 femmes, dont des stars comme Angelina Jolie ou Ashley Judd.

La semaine dernière, M. Baez, basé à Miami, a demandé à son tour à se retirer du dossier, selon plusieurs médias new-yorkais.

L’avocat aurait écrit au juge James Burke, de la Cour suprême de l’État de New York, qui supervise le dossier, pour demander à ne plus représenter l’ex-producteur vedette des studios Miramax et de la Weinstein Company.

« M. Weinstein s’est conduit de façon à rendre sa représentation déraisonnablement difficile et insiste sur des choses avec lesquelles je suis fondamentalement en désaccord », a notamment indiqué M. Baez dans sa lettre, citée par le New York Post.

Le producteur déchu a « par exemple engagé un avocat pour communiquer avec moi et mon associé et a demandé à un autre avocat de nous menacer d’assignation en justice », a-t-il ajouté, soulignant que M. Weinstein savait « depuis le 15 mai au moins » qu’il ne voulait plus le représenter.

Contactés par l’AFP, ni M. Baez, ni un porte-parole de M. Weinstein, ni le bureau du procureur de Manhattan n’ont immédiatement réagi.

Aucune audience n’est pour l’instant programmée avant le 9 septembre, date prévue pour le début de la sélection des jurés dans ce procès qui s’annonce ultra-médiatisé.

On ignore si la date du procès sera maintenue dans ces conditions.