Les suggestions de notre journaliste pour le temps des fêtes.

Danielle Bonneau Danielle Bonneau
La Presse

Elf, de Jon Favreau (2003)

L’idée de départ est amusante : un homme qui n’a jamais été à sa place parmi les lutins qui l’ont élevé quitte le pôle Nord à la recherche de son père, à New York. L’aventure de Buddy, campé avec brio par Will Ferrell, nous plonge instantanément dans l’esprit des Fêtes. La naïveté du lutin, drôle et émouvante à la fois, finit par déteindre sur ceux qu’il rencontre. La distribution inclut James Caan, Zooey Deschanel, Mary Steenburgen, Bob Newhart et Edward Asner dans le rôle du père Noël, qui a besoin que les New-Yorkais croient en la magie de son personnage pour accomplir sa mission.

Four Christmases, de Seth Gordon (2008)

PHOTO FOURNIE PAR NEW LINE CINEMA

Reese Witherspoon et Vince Vaughn dans Four Christmases, de Seth Gordon

Kate et Brad évitent chaque année de se rendre dans leurs familles respectives pour Noël, et on comprend pourquoi au fil de leurs visites. Ce film, qui met en vedette Reese Witherspoon et Vince Vaughn, fait rire, alors que le couple s’astreint à se rendre chez chacun de ses quatre parents divorcés, interprétés par Robert Duvall, Sissy Spacek, Jon Voight et Mary Steenburgen. Le frère de Brad (Jon Favreau) vole chacune des scènes où il apparaît. En filigrane, le ton est plus sérieux, alors que les deux protagonistes remettent en question leurs choix et la force de leur amour l’un pour l’autre.

Home Alone, de Chris Columbus (1990)

PHOTO FOURNIE PAR TWENTIETH CENTURY FOX

Macaulay Culkin dans Home Alone, de Chris Columbus

Ce premier film de la franchise (qui aura quatre suites) a fait connaître le jeune Macaulay Culkin, dans le rôle de Kevin McCallister. Le garçon hyper débrouillard de 8 ans ne s’en fait pas lorsque sa famille part en voyage sans lui. Il épate avec son sang-froid et sa capacité à déjouer les voleurs qui s’acharnent sur lui (les hilarants Joe Pesci et Daniel Stern). Le film est drôle, mais touchant aussi grâce à la relation que Kevin établit avec un vieux voisin. On ne peut non plus être insensible aux efforts de sa mère (Catherine O’Hara) pour retrouver son fils.

It’s a Wonderful Life, de Frank Capra (1946)

PHOTO FOURNIE PAR LIBERTY FILMS

James Stewart et Donna Reed dans It’s a Wonderful Life, de Frank Capra

Au bord d’un désastre financier, George Bailey croit sa vie sans aucune valeur jusqu’à ce que son ange gardien, Clarence, lui démontre ce que seraient sa ville (Bedford Falls), ses habitants et sa femme Mary s’il n’avait pas existé. Ses sacrifices et son dévouement prennent alors tout leur sens. James Stewart est formidable dans le rôle principal. Au fil des ans, il porte un fardeau de plus en plus lourd, sans jamais recevoir de reproches de la part de sa femme, la lumineuse Donna Reed. Sa bonté récompensée et ses efforts (enfin) reconnus émeuvent toujours, 73 ans plus tard !

A Christmas Carol, de Brian Desmond Hurst (1951)

PHOTO FOURNIE PAR GEORGE MINTER PRODUCTIONS

Alastair Sim incarne Ebenezer Scrooge dans A Christmas Carol, de Brian Desmond Hurst.

Il existe plusieurs adaptations cinématographiques du classique A Christmas Carol, écrit par Charles Dickens en 1843. J’adore celle qui met en scène l’acteur britannique Alastair Sim dans le rôle d’Ebenezer Scrooge, l’avare grincheux qui transforme sa vie après avoir reçu la visite de quatre fantômes pendant la nuit de Noël, à Londres. En noir et blanc, avec des effets spéciaux rudimentaires, le film demeure captivant grâce à l’interprétation d’Alastair Sim, effrayé par les apparitions et rongé par le remords lorsqu’il constate les effets de sa cupidité. La joie qu’il ressent quand il se met à répandre le bonheur autour de lui est contagieuse.